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"text": "Une perspective anthropologique sur la douleur chronique. Cette recherche ontologique devient d'autant plus pressante qu'elle est fatalement exacerbée par un questionnement de type existentiel : pourquoi moi ? L'association de ces trois caractéristiques — dissolution des frontières habituelles du moi, retranchement sur soi et besoin pressant d'explication — aboutit à ce qui représente peut-être la caractéristique première de l'expérience de la douleur chronique, à savoir une tendance au dédoublement. Celui-ci s'opère sur plusieurs registres recouvrant différentes dimensions (psychologique, physiologique, sociologique) : entre le moi et son existence corporelle, mais aussi entre le moi endolori et le moi sans douleur (« l'homme qui souffre a un autre corps et il est un autre homme »), entre un moi inconscient dont les motivations m'échappent et le moi conscient condamné à en subir les peines, entre le moi privé et le moi qu'exige la compagnie d'autrui, etc. Dans l'ensemble, ces divers mouvements de dédoublement, engagés afin de se situer par rapport à sa douleur, s'organisent autour de deux stratégies, lesquelles correspondent, par ailleurs, à ce que Baszanger identifie comme les deux modèles de la prise en charge médicale actuelle de la douleur chronique (« guérison-technique » versus « guérison-gestion »). L'une consiste en une objectivation du mal : la douleur serait une réalité physique qu'il convient de reconnaître en tant que telle pour pouvoir lui faire face ; il s'agit d'un dysfonctionnement du corps pour lequel il faut rechercher un traitement approprié ou, à défaut, qu'il faut apprendre à accepter. L'autre stratégie consiste à subjectiver la souffrance : la douleur serait un phénomène en partie mental sur lequel le patient peut donc avoir une certaine emprise ; on estime pouvoir maîtriser le mal en changeant d'attitude. Cependant, face à une forte douleur qui dure, ni l'une ni l'autre de ces voies ne s'avère véritablement adéquate, car l'individu n'arrive ni à se séparer suffisamment de sa douleur, ni à la contrôler suffisamment. Il en résulte un mouvement de va-et-vient constant et quelque peu désespéré entre ces diverses alternatives : une quête de sens à jamais inassouvie.",
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"text": "On ne doit donc pas s'étonner qu'un aspect central de la quasi-totalité des traitements non biomédicaux de la souffrance consiste en l'identification de cet Autre, c'est-à-dire de l'agent responsable dont l'existence semble présupposée par l'expérience même de la douleur : dieux, ancêtres, esprits, sorciers, etc. En effet, au cours de tout traitement rituel de la souffrance, quelle que soit la tradition concernée, la personne souffrante est amenée à inscrire son expérience malheureuse dans un réseau relationnel impliquant au moins trois types d'agents : l'individu souffrant, l'instance qui l'agresse et le personnage médiateur et donc foncièrement ambigu qu'est le thérapeute. Soulignons tout de suite que dans des traitements de ce genre, la mise en évidence de cette interrelation importe plus qu'une définition précise de divers acteurs ou de leurs modalités d'action. Ainsi, des perplexités qui peuvent subsister quant à la nature exacte des agissements des entités nocives ou des thérapeutes (Qu'est-ce qu'un esprit ? Comment opère un sorcier ? Que fait exactement un guérisseur ?, etc.) n'entravent en rien l'efficacité de ce type de prise en charge. Car, cette efficacité est avant tout d'ordre existentiel : en instituant une relation convenue entre la personne souffrante et son malheur, cette configuration triangulaire permet au malade d'envisager sa souffrance explicitement en des termes intentionnels. L'incertitude ontologique quant à l'origine de la douleur se trouve clairement levée à au moins un niveau : j'ai mal parce que quelqu'un me fait mal. Du coup, pour la personne souffrante, le retranchement sur soi est contrecarré, les interrogations « Quoi ? » et « Pourquoi moi ? » trouvent une même explication possible dans l'identification de l'agent responsable (Qui), et les frontières menacées du moi peuvent davantage s'affermir. Dès lors, l'individu atteint, dans sa gestion de la souffrance qu'occasionne sa relation difficile avec cet agent nuisible, est plus à même de mobiliser l'ensemble des modalités interactives qui sont à sa disposition en tant que personne : séduction, menace, conciliation, dissimulation, bluff, etc. En somme, une personnalisation de la douleur qu'impliquent des traitements de ce genre permet à l'individu atteint d'accéder à une expérience enrichie et davantage vivable — disons plus « humaine » — de sa souffrance.",
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"text": "Certains référents ont été empruntés à l'imagier Brossier-De Falco, imagier déjà testé sur le plan sémiologique, où seuls étaient retenus les dessins ayant obtenu un pourcentage de dénomination de 100%. D'autres référents ont été constitués à partir de photographies découpées dans les catalogues de vente par correspondance. On a eu aussi recours aux objets eux-mêmes (exemple : salade, café, brosse), à la désignation de parties du corps (exemple : cheveux, dent), ainsi qu'à des questions et des gestes (exemple : un, coupe).",
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"text": "Soixante-quinze enfants (francophones unilingues) scolarisés en école maternelle ont participé à cette enquête. Ils ont de 3;3 à 6;2 ans. Les origines géographique et sociale des sujets sont, avec l'âge, les sources principales de variation des usages phonologiques. Un questionnaire annexe a permis de préciser l'influence du parler méridional sur ces enfants ainsi que leur environnement social. La majorité des enfants appartiennent à un milieu que l'on pourrait qualifier de \"favorisé\", à partir notamment du classement de la profession des parents selon le code des catégories socio-professionnelles INSEE. En majeure partie les parents sont employés (employés de bureau ou de commerce), cadres moyens, cadres supérieurs ou exercent une profession libérale.",
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"text": "Il s'agit maintenant d'étudier les difficultés qui subsistent pour la majorité des sujets car elles peuvent permettre de dégager certaines régularités dans la maîtrise du système. Le tableau 3 présente (indépendamment pour les consonnes, les voyelles et les groupes consonantiques) la répartition des sujets selon leurs erreurs. On note une évolution en fonction de l'âge du nombre de sujets maîtrisant le système consonantique seul. Pour les groupes consonantiques, une évolution se produit essentiellement entre les enfants des groupes A2 et A3. Le nombre de sujets commettant des erreurs sur les oppositions vocaliques diminue entre les groupes d'âge A2 et A3, au profit d'une mise en place du système vocalique faisant état de dénasalisations plus nombreuses, caractéristiques du parler méridional. On note une précocité d'acquisition des voyelles étudiées sur les consonnes (67% des sujets commettent des erreurs sur le système consonantique contre 43% seulement sur le système vocalique).",
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"text": "Les meilleures différences perceptivo-articulatoires. Certaines articulations peuvent exiger pour leur réalisation davantage de contrôle musculaire, des coordinations de différents muscles, l'addition de gestes articulatoires sur une articulation principale, etc., et constituer, de ce fait, des conditions de réalisation moins optimales.",
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"text": "L'intonation a sans doute été écartée des études, dans un premier temps, du fait qu'on lui attribuait — hégémonie des travaux sur la langue anglaise — un simple caractère facilitateur, peu susceptible de se substituer à l'interprétation au rôle des éléments syntaxiques.",
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"text": "Les premiers résultats expérimentaux recueillis dans cette perspective ont été recueillis auprès d'enfants de 5-6 ans. Deux raisons ont présidé à ce choix. D'une part, lorsque les psycholinguistes faisaient l'hypothèse génétique de l'émergence successive de différentes stratégies de traitement, ils situaient autour de 6 ans l'emploi privilégié de stratégies positionnelles du genre : le premier nom de la séquence de lexèmes est l'agent. Les arguments compatibles avec de telles stratégies provenaient de l'abondance des erreurs, imputables à un traitement fondé sur l'ordre des mots, survenues au cours des différentes expériences. Des études récentes confirment la sensibilité plus grande des enfants de 6 ans à ce type d'indice. D'autre part, et paradoxalement eu égard à ce qui est décrit pour la compréhension, nous avons observé qu'à cet âge les enfants, spontanément, produisent de nombreux détachements comportant des reprises Nom-pronom. Reprises qui conduisent à la production de séquences variées. Une étude récente (Vion et Colas, 1987) nous a permis de le vérifier expérimentalement. Tous les types de constructions évoquées dans le tableau I, sont attestés : DG du sujet : le petit garçon, il mange une pomme ; DO de l'objet : un cadeau, elle le donne à la fille ; DD du sujet : elle prend son chien, la fille ; DD de l'objet : c'est le garçon qui le porte, le chien. Ayant observé que les structures à sujet détaché étaient les plus fréquentes, nous avons commencé la phase expérimentale de la recherche par l'étude du traitement des phrases à sujet détaché.",
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"text": "Deux groupes de 20 enfants de grande section de maternelle, garçons et filles de 5 à 6 ans, francophones unilingues, ont participé à l'expérience. Ils sont répartis aléatoirement entre les deux conditions intonatives et entendent les six types de phrases selon le plan: S 20 <12> * P3 * G2.",
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"text": "Pour chaque groupe de sujets, on a enregistré 24 items (4 exemplaires pour chacun des 6 types d'énoncés) de parole synthétique, conformes à la description ci-dessus. Les événements constituant chaque item sont renversables. Ils décrivent une action accomplie par deux actants animés. Le choix du nom des actants a été guidé par la double nécessité d'obtenir des mots dont la synthèse vocale soit de bonne qualité et qui corresponde à des noms de personnages aisément reconnaissables par les enfants. Huit noms de personnages masculins ont été retenus: le jardinier, le cuisinier, le menuisier, le musicien, le bûcheron, le boulanger, le cow-boy et le pirate; ainsi que huit noms de personnages féminins: la danseuse, la maman, la maîtresse, la cuisinière, la sportive, la patineuse, la sirène et la coiffeuse. Les items ont été présentés aléatoirement selon quatre ordres différents à l'intérieur de chaque groupe de sujets.",
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"text": "Le rôle de l'intonation dans l'organisation du traitement d'une séquence de lexèmes non symétrique apparaît, nous semble-t-il, assez clairement. Celui qu'elle joue dans le traitement des séquences symétriques NI semble à première vue plus obscur.",
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"text": "Cette étude devrait permettre d'apprécier la fiabilité respective de l'ordre et des contours intonatifs et de vérifier si le rôle de l'intonation est toujours aussi secondaire que celui que les études expérimentales lui ont accordé jusqu'ici.",
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"text": "L'expérience compare le traitement de trois types de constructions (facteur type de phrase à 3 modalités (P3)) : 1) des constructions canoniques (C) : SN(agent) V SN(patient) ex. : Le schtroumpf jardinier assomme le bûcheron ; 2) des détachements à gauche (DG) : le jardinier/CMa/ il assomme le bûcheron/TERM/ ; 3) des détachements à droite (DD) : il assomme le bûcheron/TERM/ le jardinier/PAR/. Dans la condition d'intonation appropriée, on note la similitude des structures C et DG, par rapport à DD. Dans chacune des constructions, l'intonation organise différemment le message. Dans la structure C, tout est apport d'information. Dans les structures à détachement, le message est organisé en thème-rhème (organisation thème-rhème pour DG et rhème-thème pour DD).",
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"text": "Nous étudions expérimentalement les conditions de l'occurrence de ces commentaires. Nous faisons l'hypothèse que le locuteur obéit à deux objectifs : (1) donner l'information nécessaire à l'identification des référents et (2) ce faisant, donner de soi une image qui permette de préserver la face en cas de difficulté ou bien d'échec du destinataire à identifier les référents. Nous avons dissocié les dimensions qui relèvent (1) de la part prise par le locuteur dans l'élaboration du message et (2) du destinataire.",
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"text": "Soixante-quatre sujets ayant le français comme langue native (garçons et filles, étudiants à l'Université de Provence) ont participé au recueil. La tâche, qui comportait un seul essai, consistait à décrire une succession de figures afin qu'un auditeur puisse, sur la seule base de la description enregistrée, reconstituer ultérieurement la séquence. La description était effectuée ou bien en la présence ou bien en l'absence du destinataire. Lorsque ce dernier était présent, il faisait face au locuteur, mais ne pouvait pas voir le matériel dissimulé par un écran. Il avait pour consigne d'être attentif, mais passif. Son comportement se réduisait à des manifestations phatiques non verbales d'attention soutenue à l'exclusion de toute fonction régulatrice.",
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"text": "Ces commentaires ont été regroupés en catégories : (1) expression de la « difficulté » à nommer les figures (à les coder), voire parfois même à les individualiser (à les discriminer) : « Je sais pas » ; (2) « modalisations » qui concluent l'énoncé d'une proposition complète : « c'est un indien peut-être » ; (3) expression d'une « insatisfaction » face aux mots choisis, qui incite souvent le locuteur à expliciter ultérieurement sa proposition : « c'est à dire que » ; (4) « prudence » dans la nomination, pouvant être exprimée de façon impersonnelle : « c'est comme (si, un(e)) » ou au pronom personnel indéfini : « on dirait », ou bien encore exprimé à la première personne : « pour moi ce serait ». Sur l'ensemble du recueil, la majorité des commentaires (84%) relève d'un engagement prudent dans la dénomination, principalement de façon impersonnelle.",
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"text": "Lorsqu'on les y a invités, les locuteurs ont procédé au placement des figures sur la base de la structuration permise par les propriétés perceptives du matériel. Leur production comportait, le plus souvent que celle des locuteurs décrivant une séquence imposée, un exposé préalable des critères de placement retenus. Cet ancrage référentiel s'est avéré moins fréquent qu'attendu (une fois sur trois seulement). De plus, il est apparu chez certains locuteurs ayant adopté un point de vue narratif. Dans la mesure où le matériel permettait d'identifier des personnages, la moitié des locuteurs a conçu l'organisation des figures comme une succession d'événements impliquant un seul acteur progressant depuis une situation initiale jusqu'à une situation finale (« de couché à assis », « de statique à mouvement », « de debout jusqu'au sol », « de couché à debout », « de debout à assis », « d'assis à assis »).",
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"text": "Hitherto unpublished data on oral airflow, nasal airflow and velum movement during logatoms read by two French speakers allow for the investigation of the relationships between these three phenomena. There is no straightforward relationship between velar movements and nasal airflow, the latter depending on the relative impedance of both tracts, reflected in the ratio of nasal airflow to oral airflow. The structure of the 168 logatoms is C1V1C1VtC1V1, where C1 = /t/, /d/, /l/, /n/, /s/ or /z/, V1 = /a/, /i/, /u/ or /y/, and Vt = /ɛ/, /ɑ/, /ɔ/, /a/, /i/, /u/ or /y/, allowing for a characterisation of the effect of these consonantal and vocalic contexts on airflow and velum movement. In particular, a hypothesis is put forward concerning the frequent dip below zero of nasal airflow after stop consonants, and its effect on oral airflow.",
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"text": "L'étude porte sur 168 logatomes de structure C1V1C1VtC1V1, où C1 = /t/, /d/, /l/, /n/, /s/ ou /z/, V1 = /a/, /i/, /u/ ou /y/, et Vt = /ɛ/, /ɑ/, /ɔ/, /a/, /i/, /u/ ou /y/ (exemple : /tatɛta/). Les logatomes, placés dans une phrase cadre (« Dites __ trois fois »), ont été répétés deux fois ; en l'absence de problème technique, c'est la première répétition qui est étudiée ici. Les locuteurs étaient une femme de 29 ans et un homme de 25 ans, locuteurs natifs du français et résidant actuellement en région parisienne.",
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"text": "Les données aérodynamiques ont été enregistrées à l'Hôpital Tenon à l'aide de la station EVA2. Les données fibroscopiques ont été prises à l'Hôpital Européen Georges Pompidou au moyen de la station ATMOS, qui recueille une image fibroscopique toutes les 40 ms.",
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"text": "Estimation de la hauteur vélaire, Ht : La hauteur du velum a été calculée sur chaque image, par comparaison avec une position d'abaissement maximum (en phase de respiration). Il s'agit d'une mesure relative, en pixels. Calcul d'une hauteur vélaire moyenne au cours de Vt et de la consonne qui suit : la moyenne de Ht a été calculée sur la durée de Vt, à partir des données alignées par le début de Vt, et sur la durée de la consonne suivante à partir des données alignées par la fin de Vt. Il va de soi que ce paramètre à lui seul ne résume pas la courbe de hauteur vélaire, courbe qui elle-même fournit une vue simplifiée du mouvement vélaire. Il a néanmoins été tenté de normaliser ces valeurs, en les transformant en pourcentage de la valeur observée pendant la tenue des occlusives orales (donc pendant une fermeture totale du port vélopharyngé).",
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"text": "Les résultats sont très différents selon le contexte consonantique. Les résultats pour les occlusives, plus complexes, seront présentés en détail, suivis de remarques sur les fricatives, la nasale et la liquide. Les tracés en début de Vt (nasale) en contexte occlusif (/t/, /d/) paraissent s'organiser selon un continuum entre deux pôles, selon le degré de réalisation de l'occlusion de la consonne qui précède Vt (nasale) (occlusion à l'intérieur du conduit oral, et fermeture du port vélopharyngé). Pôle 1 : le débit d'air nasal commence après le début acoustique de la voyelle. Un pic de débit oral ressort nettement ; il correspond au relâchement de la consonne (du fait du temps que prend le déplacement de l'air, ce pic se situe dans le premier cinquième de la voyelle). Sa position temporelle coïncide avec un bref passage sous zéro de la courbe de débit nasal, que nous interprétons (à la suite de Benguerel) comme un effet de l'abaissement du velum juste avant que la cavité nasale n'entre en communication avec la cavité orale.",
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"text": "Pôle 2 : le débit d'air nasal commence avant le relâchement de la consonne ; notre interprétation est que l'occlusion nasale est incomplète. Le débit d'air oral, soit ne comporte pas de pic en début de voyelle (indice de l'absence de l'augmentation de pression orale, derrière une occlusion orale, attendue pour une occlusive canonique), soit comporte un pic peu marqué, signe d'une faible explosion. Au plan aérodynamique, la transition entre Vt (nasale) et la consonne occlusive suivante se caractérise par une chute du débit oral (chute qui se prolonge durant la consonne suivante), et d'un prolongement du débit nasal (avec souvent un second pic, légèrement plus élevé que le premier). Ceci rejoint l'observation de Durand selon laquelle la nasalité d'une voyelle tend à se propager vers l'occlusive qui suit, et s'arrête avant le relâchement de la consonne.",
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"text": "Nos données montrent qu'après une voyelle nasale, le velum n'est pas encore tout à fait remonté au moment de l'occlusion orale : tandis que le débit oral devient faible ou nul, une quantité accrue d'air passe par le nez, d'où une augmentation considérable du rapport débit nasal/débit total. Le fait est particulièrement net pour les occlusives voisées ; le mouvement vélaire aurait ainsi partie liée avec le voisement de la consonne. Hayes indique qu'une légère ouverture du port vélo-pharyngé peut favoriser le voisement d'une consonne, ce qui expliquerait que les consonnes voisées soient plus perméables à la nasalité que les non voisées. Devant Vt, les courbes de débit montrent qu'en cas de forte anticipation de nasalité, une occlusive voisée peut perdre sa phase d'occlusion, et son relâchement (ce que confirment les spectrogrammes).",
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"text": "Les principales conclusions sont les suivantes, par ordre croissant d'originalité : 1) Lors de la réalisation d'une occlusive, lorsqu'un pic de débit d'air oral est présent, le débit nasal apparaît après celui-ci ; autrement dit, le pic de débit oral est le signe d'un relâchement de l'occlusion orale précédant l'ouverture du port vélo-pharyngé. A l'inverse, lorsqu'un débit nasal positif est présent dès le début de Vt, il n'est pas observé de pic de débit d'air oral ; ce cas correspond à une réalisation co-articulée.",
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"text": "L'étude et la maîtrise du paramètre thermodynamique pression sont récentes. Les premiers travaux réalisés remontent approximativement à la fin du XIXe siècle avec Regnard, qui a mis en évidence l'effet inhibiteur des hautes pressions sur les levures de bière. Puis Hite a étudié l'action de la pression sur les micro-organismes présents dans le lait et la viande et fut le premier à montrer que la pression pouvait être utilisée afin d'accroître la durée de conservation des aliments. L'intérêt pour l'utilisation de la pression dans le domaine des biosciences s'est maintenu durant la première moitié du XXe siècle, et parmi les principaux travaux réalisés, on peut citer : l'observation de la « coagulation » de l'albumine entre 600 et 700 MPa par Bridgman ; l'amélioration de la durée de conservation des fruits traités sous hautes pressions par Hite ; les travaux de Basset et al. sur la sensibilité à la pression de différents micro-organismes et composés biologiques tels que les bactéries végétatives S. aureus et B. prodigiosus, les spores bactériennes de B. subtilis, les toxines tétanique et diphtérique, les virus de l'herpès et de la fièvre aphteuse ; la mise en évidence par Grant et al. de la dénaturation des protéines ; la première formalisation des effets de la pression sur les réactions enzymatiques par Laidler.",
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"text": "Trois applications directes de ces travaux concernent le domaine des sciences pharmaceutiques : la stérilisation des molécules thérapeutiques sensibles aux procédés usuels trop énergétiques (chaleur, rayonnements ionisants) ou parfois inadaptés (filtration stérilisante). Nos premiers travaux montrent qu'il est possible d'inactiver (réduction > 6 log) des micro-organismes normalisés par la Pharmacopée européenne, tels que Candida albicans, les spores d'Aspergillus niger, Pseudomonas aeruginosa, Staphylococcus aureus et les spores de Bacillus subtilis. Les conditions thermodynamiques de pression et de température retenues (500 MPa et 37 °C) permettent d'une part la sauvegarde de l'intégrité physicochimique de molécules d'intérêt thérapeutique (peptides, insuline, anticorps monoclonaux…) et d'autre part de respecter une compatibilité avec les équipements industriels disponibles.",
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"text": "Nous avons pu observer le comportement de sept types de nanoparticules sous hautes pressions. Elles se différenciaient par trois critères : leur type (nanosphère ou nanocapsule), la nature du polymère (PHDCA : Poly (hexadécylecyanoacrylate), PEG-PHDCA : poly (MePEG 2000 cyanoacrylate-co-hexadécylecyanoacrylate) 1:4, PHDCA-Pluronic F68®) et leur méthode d'obtention (nanoprécipitation ou émulsion/évaporation de solvant). Les différentes techniques analytiques mises en œuvre (granulométrie laser, mesure du potentiel de surface, analyse spectrophotométrique, mesure de la turbidité, microscopie électronique à balayage, analyse des spectres infrarouge) ne montrent pas de modification significative de l'ensemble des systèmes dispersés étudiés après des traitements à plusieurs barèmes de pressions (200 MPa, 300 MPa, 400 MPa et 500 MPa).",
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"text": "Les capsides virales, comme les protéines polymériques, sont susceptibles d'être dissociées par un traitement sous hautes pressions. Les premiers travaux réalisés sur l'inactivation virale par les hautes pressions ont concerné principalement des bactériophages. Les études récentes ont pour objet l'inactivation de virus pathogènes pour l'homme ou d'intérêt médical : inactivation des virus Sindbis à 175 MPa, de la grippe, de l'herpès, des virus HCMV et HSV-1 et de l'hépatite A. Néanmoins, le virus non enveloppé responsable de la poliomyélite (poliovirus) n'est pas inactivé à 600 MPa. Les travaux de Shigehisa et al. ont montré que les hautes pressions permettaient d'inactiver le virus HIV de plus de 5 log avec des traitements à 350 MPa à 25 °C pendant 10 minutes.",
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"text": "Le diagramme de phase de l'eau en fonction de la température et de la pression, caractérisé notamment par le volume positif lors du passage de l'eau liquide à la glace I, permet d'envisager deux types",
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"text": "Le diagramme de phase de l'eau en fonction de la température et de la pression, caractérisé notamment par le V positif lors du passage de l'eau liquide à la glace I, permet d'envisager deux types d'applications : 1. la conservation à températures négatives de produits d'origine biologique sans congélation (puisque l'eau reste liquide à -20 °C sous 200 MPa), 2. la congélation en favorisant la transition de l'eau vers la glace IV, ces deux phases possédant quasiment la même densité (la pression favorise la présence de nombreux germes au détriment de cristaux de grande taille qui provoquent des altérations tissulaires). De nombreux travaux de développement de cette nouvelle technique de congélation ont été entrepris dans le domaine agroalimentaire. La conservation de produits biopharmaceutiques, de produits dérivés du sang, de cellules et d'implants pourrait être envisagée.",
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"text": "De par le peu d'énergie mise en jeu, les hautes pressions isostatiques sont particulièrement bien adaptées aux produits biologiques. Les applications des hautes pressions dans les domaines des sciences pharmaceutiques et médicales sont nombreuses et concernent divers secteurs : la mise au point de nouvelles méthodes d'obtention de molécules thérapeutiques (synthèse chimique, méthode de bioséparation), la décontamination et la stérilisation de produits d'origine biologique comme le sang et ses dérivés, de molécules thérapeutiques et de formes galéniques fragiles, de matériel médico-chirurgical ; l'élaboration de vaccins ; l'obtention de gels pour des applications galéniques et cosmétologiques ; la congélation de produits biologiques. Les hautes pressions s'avèrent être également un outil précieux en recherche fondamentale pour comprendre les mécanismes conduisant à l'agrégation des protéines telles que les prions.",
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"text": "This paper presents a perceptual experiment on stimuli synthesized by means of a vocal tract model. The purpose was to find out the nature of the main piece of information used to identify a vowel in continuous speech. The information contained in three parts of the speech signal was compared: (i) the vowel nucleus; (ii) the acoustical contrast between the vowel nucleus and its context; (iii) the transitions between the 'stationary' parts of the speech signal. Results show that the vocoids were better identified by means of dynamic than static or acoustical contrast information. However, to be generalized, this conclusion must be confirmed by other experiments.",
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"text": "The nature of the information that our perceptual system processes to identify a vowel in continuous speech remains controversial. Among the different types of information generally studied, three examples are cited: (i) the intrinsic information contained in the vowel nucleus; (ii) the acoustical contrast between the quasi-stationary part of the vowel and that of its context; (iii) the dynamic information contained in the transitions linking the stable parts of the speech signal.",
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"text": "Some perceptual experiments using speech stimuli synthesized with a vocal tract model have been presented. One of these experiments aimed to compare the role of the quasi-stationary part of the vowel with that of the transitions between phonetic segments in perceptual categorization. The synthetic vocoids containing dynamic information were better categorized, but the acoustical contrast between adjacent segments could explain this result. We therefore extended the experiment to determine the contribution of acoustical contrast in this type of paradigm.",
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"text": "The vocal tract model used was the Kelly-Lochbaum six-tube model (Schoentgen and Ciocea 1995). Five of the six sections and the total length constituted the control parameters. A natural speech signal [iai] served as the starting point for stimulus construction. The corresponding vocal tract model commands were estimated through acoustico-articulatory inversion. New model commands were generated to produce three classes of stimuli: (i) isolated stationary vocoids (stimuli [V]); (ii) stationary vocoids placed between two sustained [i] segments generating an acoustical contrast (stimuli [i#V#i], where # denotes a 20 ms silence); (iii) vocoids constructed solely from the inter-vocalic transitions (stimuli [iVi]).",
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"text": "To synthesize an acoustic signal from vocal tract model commands, the time series of the first three formants were calculated. The Klatt formant synthesizer was then used to produce the acoustic signal. Consequently, three sets of 12 stimuli were produced. Each acoustic signal was duplicated six times to create a list of 72 isolated stationary vocoids [V] and a mixed list of 144 stimuli [i#V#i] and [iVi].",
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"text": "Nine French-speaking naive listeners aged 22 to 30 years listened to the two stimulus lists. Signals were presented in a different random order for each subject to minimize ordering effects on identification. Five listeners began with the [V] stimuli, and the other four with the other list. A three-second silence separated successive signals.",
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"text": "Participants were instructed to transcribe on paper the isolated sustained vowel or the vowel perceived between the two [i] segments. No indication was given regarding the type of vowel to recognize or the phonetic transcription to use.",
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| 19,806
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{
"text": "Cet article présente la faisabilité de l'utilisation par des sujets sains d'un nouveau dispositif de prévention des escarres chez les blessés médullaires paraplégiques. Cette prévention repose sur le principe de la substitution sensorielle qui consiste à suppléer à une modalité sensorielle déficiente (la sensibilité fessière du paraplégique), une modalité sensorielle fonctionnelle (sa sensibilité linguale). Le dispositif utilisé dans cette étude est constitué de trois parties : une matrice de 36 (6*6) électrodes placées sur la face supérieure de la langue ; un ensemble de 144 (12*12) capteurs de pression disposés dans un coussin sur lequel le sujet s'assoit ; un ordinateur portable qui, connecté de manière filaire au coussin et à la matrice, réalise une interface entre les deux dispositifs précédents. L'expérimentation a consisté à activer, par électrostimulation, les récepteurs tactiles de la langue selon une « image directionnelle » et à enregistrer les variations de pression au niveau du coussin, le patient devant modifier sa posture selon l'information de direction décodée. Les résultats obtenus montrent, chez 10 sujets sains, dans 92% ± 7.9% des cas, une réponse en pression adaptée à l'image directionnelle électrostimulée. Ces probants premiers résultats permettent d'envisager l'utilisation d'un tel dispositif à la prévention des escarres de pression chez les sujets paraplégiques : suite à l'identification des zones potentielles de souffrance tissulaire (zones de surpression) à partir d'une analyse automatique par l'ordinateur de la carte de pression, l'électrostimulation linguale de la « meilleure » direction de mobilisation posturale déduite de cette analyse permettrait au patient paraplégique de modifier sa posture et ainsi de s'affranchir de cette souffrance par homogénéisation des pressions d'appui. En outre, cet article rapporte les améliorations technologiques et ergonomiques réalisées depuis l'utilisation de ce premier dispositif en vue de son intégration dans le quotidien du patient.",
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"text": "Nous avons développé, en collaboration avec la société Léas®, un coussin de pression (prototype) qui permet l'acquisition, en temps réel (f=10Hz), des pressions appliquées sur les fessiers du paraplégique lorsque ce dernier est assis dessus. Ce coussin est constitué de deux hémicoussins droit et gauche. Chaque hémicoussin comporte 72 (6x12) capteurs de pression. Chaque capteur de pression a une surface d'environ 1 cm². La répartition des capteurs dans le coussin est non linéaire afin de permettre une meilleure résolution dans les zones ischiatiques où les risques d'escarres sont plus élevés. Ces capteurs fonction",
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"text": "Un prototype, nommé « Tongue Display Unit » (TDU), a été développé et validé sur une population de non-voyants pour lesquels les informations visuelles captées par caméra vidéo étaient transcodées en stimulations électrotactiles linguales. Dans cette étude, nous utilisons une version simplifiée de ce prototype, constituée d'une matrice de 36 électrodes tactiles (6×6) collées sur une bande plastique et connectées à un système électronique externe. Le",
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"text": "Notre projet de recherche vise à compenser les déficits sensoriels des paraplégiques par l'utilisation d'un dispositif d'électrostimulation linguale (ensemble d'électrodes placées en bouche) couplé à des capteurs de pression inclus au sein d'un coussin de pression, dans le but de réduire l'incidence des escarres de pression chez le paraplégique. Dans cette optique, le sujet peut maintenir les électrodes au contact de sa langue, la bouche fermée. La salive offrant une bonne conductivité, le TDU requiert seulement un voltage de sortie de 5 à 15 V et un courant de 0,4 à 4 mA pour stimuler les récepteurs linguaux. Ainsi, lorsqu'une électrode est activée, le sujet ressent, à ce niveau, un « picotement » à la surface de sa langue. Dans la présente étude, nous avons maintenu constante la fréquence de stimulation (50 Hz), seule l'intensité de la stimulation variait en fonction de la sensibilité du sujet.",
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"text": "L'objectif est de montrer la capacité d'un sujet, sans lésion médullaire, à percevoir et interpréter l'information fournie par les électrodes du TDU placées sur la langue, puis à adopter une attitude posturale adaptée à l'information décodée. Dix sujets sains volontaires du laboratoire TIMC (5 de sexe féminin), après signature d'un consentement éclairé, d'âge moyen 26,2 ans (âge minimal : 24 ans, âge maximal : 37 ans) ont accepté de participer à une première validation clinique constituée de trois parties : la première a consisté à calibrer la stimulation électrique linguale, du fait de l'anisotropie spatiale individuelle de la sensibilité linguale. Pour chaque individu, cette calibration a été effectuée en modulant l'intensité de la stimulation linguale en fonction de la perception rapportée par le sujet. La seconde partie était consacrée à l'apprentissage. Il a été demandé au sujet d'identifier le groupe d'électrodes activées parmi 4 groupes. Ces groupes étaient constitués des 6 électrodes des bords respectivement antérieur, postérieur, droit et gauche de la matrice d'électrodes, dans le référentiel du patient. Enfin, la dernière partie regroupait 10 épreuves cliniques, chaque épreuve s'étant déroulée de la manière suivante : la carte de pression de chaque sujet assis sur le coussin de pression, au repos, a été acquise pendant une durée de 3 secondes. Une des 4 électrostimulations linguales a ensuite été envoyée sur le TDU. Après avoir identifié la région de la matrice activée, le sujet devait mobiliser son buste selon la direction indiquée par l'électrostimulation linguale (les stimulations antérieure, postérieure, gauche, droite correspondaient respectivement à une demande de déplacement du buste en avant, en arrière, à gauche, à droite). Après 3 secondes, temps accordé au sujet pour mobiliser son buste selon l'information directionnelle reçue sur la langue, la nouvelle carte de pression du sujet, assis, au repos, a été enregistrée. Un score unitaire ou nul a été attribué à chaque épreuve si et seulement si le déplacement des barycentres des cartes de pression, avant et après mouvement du buste, concordait ou non avec l'information linguale électrostimulée. Ainsi, pour chaque individu, nous avons obtenu un score total compté sur 10, tous les sujets ayant réalisé les mêmes épreuves cliniques.",
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"text": "Cette étude préliminaire montre, chez des patients sans lésion médullaire, la faisabilité et la fonctionnalité (92% de réussite) de la transmission d'informations directionnelles par électrostimulation linguale, et la capacité des sujets à en déduire une réponse posturale adaptée pour modifier la répartition des pressions sur le coussin. L'efficacité élevée de la méthode suggère un potentiel fort pour une application clinique chez les paraplégiques.",
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"text": "L'évolution naturelle de cette approche va consister à évaluer, sur une population de patients paraplégiques, la faisabilité non pas de la séquence mais de la boucle Stimulation / Évaluation / Réaction adaptée en pression. En effet, la modification de la posture (Réaction) adaptée en pression à l'information linguale directionnelle électrostimulée est à l'origine d'une nouvelle distribution spatiale des forces de pression. En l'absence de mouvement et de sensibilité fessière, cette nouvelle distribution peut être à l'origine, à plus long terme, d'une réduction significative des escarres de pression.",
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"text": "La démarche de cette approche va consister à évaluer, sur une population de patients paraplégiques, la faisabilité non pas de la séquence mais de la boucle Stimulation / Evaluation / Réaction adaptée en pression. En effet, la modification de la posture (Réaction) adaptée en pression à l'information linguale directionnelle électrostimulée est à l'origine d'une nouvelle distribution spatiale des forces de pression. En l'absence de mouvement et de sensibilité fessière, cette nouvelle distribution peut être à l'origine, à plus ou moins long terme, d'une nouvelle souffrance tissulaire par surpression locale. Un de nos objectifs est de programmer l'ordinateur de manière à ce qu'il identifie, par analyse automatique de la carte des pressions exercées à l'interface région fessière/coussin, les zones de souffrance tissulaire à risque d'escarre (zone de surpression). Ce premier objectif réalisé, l'ordinateur pourrait alors être programmé de manière à proposer, à partir de cette analyse, le changement de posture optimal (traduit sur la matrice TDU) qui soulagera au mieux ces zones de surpression. Une intégration dans le quotidien du patient ne peut être obtenue que par amélioration de la fiabilité du matériel ainsi que de son ergonomie. En ce qui concerne les capteurs de pression, nous venons de signer un accord de collaboration avec la société Vista Medical, société qui développe une nappe de pression de 32x32 capteurs avec possibilité de calibration automatique pneumatique initiale.",
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"text": "En ce qui concerne l'électrostimulation linguale, une approche filaire étant utopique pour une acceptation du dispositif par le patient, nous avons développé, en collaboration avec les sociétés CORONIS-SYSTEMS et GUGLIELMI TECHNOLOGIES DENTAIRES, une prothèse orthodontique contenant une version miniaturisée et sans fil du TDU. Plus précisément, le kit TDU miniaturisé est inclus dans une prothèse palatine obtenue à partir des empreintes dentaires du patient, donc idéalement adaptée à l'anatomie du patient et ainsi garant d'une acceptabilité maximale. Ce kit communique par voie hertzienne avec l'ordinateur, lui-même connecté à la nappe de pression. Alors que ces difficultés ergonomiques étaient jusqu'à présent perçues comme un frein à la substitution sensorielle, nous espérons, par ces améliorations, développer un véritable dispositif de substitution sensorielle accepté par le patient dans son quotidien. A terme, nous pensons que les sujets utilisant le système TDU parviendront à adopter, par réflexe inconscient, des mouvements de compensation de la même façon qu'une personne valide. Autrement dit, nous espérons une prise en compte de type « bas niveau » des mouvements à effectuer en fonction de l'information de posture transmise par le TDU en vue d'une normalisation des pressions à l'interface région fessière/coussin, et donc une prévention de la formation d'une escarre.",
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{
"text": "Chez 10 sujets, sans lésion médullaire, la réponse en pression enregistrée au niveau de l'interface région fessière/fauteuil suite au déplacement du buste est adaptée à l'information directionnelle préalablement électrostimulée. Ces résultats permettent d'envisager l'utilisation de ce dispositif à la prévention des escarres de pression chez les sujets paraplégiques, par identification des zones de souffrance tissulaire à partir d'une analyse automatique par l'ordinateur de la carte de pression, et électrostimulation linguale d'une direction de mobilisation posturale à adopter par le patient paraplégique pour corriger cette surpression. De plus, l'amélioration de la fiabilité et de l'ergonomie du système développé pourrait permettre, si la faisabilité de la boucle Perception/Analyse/Action est montrée, chez les paraplégiques, un investissement naturel du quotidien du patient garant d'une compliance thérapeutique optimale.",
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"text": "Plus généralement, nous espérons, par analogie avec les travaux de P. Bach-y-Rita sur la substitution sensorielle chez les aveugles, que les lésés médullaires pourront \"ressentir\" les pressions exercées sur cette région à partir de cartes de pression \"affichées\" sur leur langue, cartes de pression brutes ou prétraitées à partir desquelles ils adapteront leur posture en conséquence.",
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"text": "Les organes articulateurs et leur contrôle : Les sons de la parole porteurs de sens ont pour origine des phénomènes aérodynamiques et acoustiques. L'air emmagasiné dans les poumons fournit l'énergie nécessaire aux manifestations vocales. Il est modulé par les différentes constrictions du conduit vocal : celle des cordes vocales du larynx, source de la voix, les constrictions vélo-pharyngale, linguo-palatine et labiale qui font varier les volumes des cavités du conduit vocal, dont les résonances acoustiques différencient les unités phonétiques, consonnes et voyelles. Les organes articulateurs mis en jeu dans la parole ne sont pas spécifiques à sa production. Pour parler, l'homme utilise les deux grandes fonctions physiologiques que sont la respiration et la digestion. Si cette dernière n'est utilisée que partiellement pour la production de la parole dans ses voies supérieures (mastication et déglutition), en revanche la respiration est utilisée dans sa totalité. Les organes actifs dans la production de la parole sont, dans l'ordre anatomique du tractus vocal et « de bas en haut » : la musculature respiratoire, le larynx, le pharynx, le voile du palais, la langue, la mandibule et les lèvres.",
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"text": "Le modèle acoustique : Les vibrations du larynx se manifestent sous la forme d'un signal périodique complexe constitué par une fréquence fondamentale (F0) et ses multiples entiers appelés harmoniques. La représentation de l'amplitude de ses composantes fréquentielles s'appelle le spectre acoustique. La F0, qui définit la hauteur ou mélodie de la voix, est fonction de la pression pulmonaire et surtout du contrôle neuro-moteur du larynx. L'intensité de la voix est directement fonction de la pression pulmonaire. Le signal laryngien excite le conduit vocal constitué par un tube compris entre la glotte et les lèvres, dont les différentes constrictions vont moduler les modes de résonance acoustiques. Les trois premiers modes vont renforcer dans le signal laryngien les harmoniques situés autour de leurs fréquences de résonance, qui sont variables en fonction de la position de la langue, des lèvres et de la mandibule. Les zones d'harmoniques amplifiés dans le spectre s'appellent les formants. Le rapport F1/F2 varie en fonction de la position de la langue d'avant en arrière et de son élévation dans la cavité buccale. Il définit ce que l'on appelle le triangle vocalique des voyelles d'une langue (A, E, I, O, U, OU).",
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"text": "L'évaluation perceptive des dysarthries se fait à l'écoute du patient en portant son attention sur des aspects de sa production qui se rapportent d'une manière générale à l'intelligibilité. Dans la parole, on s'attache particulièrement à la netteté et la précision des voyelles et des consonnes, à la réalisation de groupes de consonnes (coarticulation). La prosodie est étudiée à travers la facilité du discours, la longueur des pauses, les changements de rythme et leur maintien au niveau mélodique ou accentuel. La voix est surtout évaluée au niveau de sa qualité générale (Grade), sa raucité (Roughness), son souffle (Breath), sa force (Astheny) et son forçage (Strain) (échelle GRBAS), et de son timbre, ainsi que sa stabilité à moyen terme (tremor). Les corpus sont souvent enregistrés pour une évaluation différée. Ces évaluations perceptives, même pour le grade de dysphonie réduit à une échelle à quatre niveaux (échelle GRBAS), sont entachées d'une variabilité importante inter et même intra auditeur. L'évaluation d'un échantillon de voix peut varier d'un niveau pour le même auditeur, particulièrement éduqué, à différents moments et dans les mêmes conditions, surtout entre les niveaux extrêmes (0 et 1 ou 2 et 3). La variabilité inter auditeur est encore plus importante du fait qu'ils proviennent de cultures et d'écoles cliniques différentes, et que chaque phoniatre définit à l'usage, et parfois inconsciemment, ses propres critères subjectifs. Ce problème n'est pas propre à cette pratique mais il est général à toutes les évaluations auditives. L'évaluation inter auditeur, à l'écoute absolue, c'est-à-dire sans référence de comparaison, peut atteindre plus de 50 % d'erreur. Les scores s'améliorent énormément avec des jurys d'écoute (c'est-à-dire lorsque plusieurs auditeurs donnent simultanément une évaluation consensuelle), mais ces derniers sont très lourds à mettre en œuvre et impossibles en pratique clinique de routine. Les scores s'améliorent également si l'évaluation se fait en mode comparatif. Cette méthode est surtout valable pour la comparaison avant et après traitement. Pour être pratique et efficace, elle doit être réalisée en écoute comparative immédiate avec possibilité de passage instantané entre les échantillons de parole. Des programmes sur micro-ordinateurs existent déjà avec ces possibilités, pour en faciliter la mise en œuvre. Dans les cas d'évaluation primaire, la comparaison ne peut être faite qu'avec une référence. Le choix de cette dernière paraît bien difficile à établir. Il paraît essentiellement individuel, en dehors de tout exemple ou norme nécessairement marqués par la variabilité linguistique.",
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{
"text": "Les méthodes aérodynamiques dans la production de la parole sont fondamentales, car elles sont à l'origine de toutes ses manifestations sonores. C'est en effet la colonne d'air pulmonaire qui, modulée par les différentes constrictions du conduit vocal, est la source du signal vocal. Ces méthodes instrumentales d'investigation de la parole sont les plus anciennes. Les paramètres aérodynamiques sont constitués par les débits à la bouche (oral) et aux narines (nasal), ainsi que les pressions intra-orale et sous-glottique. Le signal acoustique de la phrase : \"La toupie va trop vite\", prononcée par un patient parkinsonien, montre une élocution continue de 1,7 seconde de durée. La voix est bien timbrée avec de nombreux harmoniques, les formants des voyelles sont bien marqués. On distingue bien la structure acoustique (bruit aigu) des consonnes. Les courbes de variation du débit d'air oral et du débit d'air nasal, avec l'axe des ordonnées en décimètre cube par seconde (dm³/s), représentent le débit oral expiré en partie positive et le débit nasal expiré en partie négative, afin de mieux les mettre en relation. L'étude des paramètres aérodynamiques donne des indications très riches sur la réalisation des consonnes, tant sur leur dynamique que sur leur synchronie, par l'étude du débit d'air buccal pour les occlusives et constrictives, et du débit d'air nasal pour l'évaluation du déficit vélaire. Ces méthodes, dont la pratique n'est pas très compliquée, nécessitent une bonne connaissance des mécanismes articulatoires et se prêtent mal à une investigation automatique, si ce n'est pour des mesures globales de fuites vélaires par exemple. Les systèmes de mesures aérodynamiques ne sont pas très nombreux. On peut citer le masque de Rothemberg très diffusé aux États-Unis et l'Aérophone de Frokjer Jensen commercialisé par Kay Elemetric. Ces systèmes sont entachés de plusieurs défauts. Seul le système EVA proposé par la société SQLab permet des mesures nasales et une faible gêne articulatoire.",
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"text": "La qualité vocale peut être évaluée objectivement en fonction des mêmes critères que l'échelle GRBAS citée précédemment. On peut considérer schématiquement que la raucité est corrélée avec la stabilité du vibrateur laryngien, le souffle avec le rapport signal/bruit, l'asthénie avec l'intensité et le forçage avec une Fo plus élevée. La richesse harmonique, l'absence de bruit (la \"clarté\"), la stabilité et la dynamique de la voix peuvent être mesurées à partir d'analyses acoustiques. Certaines évaluations sont automatisées, telles que le temps maximal de phonation (TMP).",
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"text": "Cependant, les évaluations objectives peuvent et doivent encore s'améliorer dans trois directions. D'abord, dans la réalisation de bases de données homogènes pour en déduire des bases de connaissances indispensables à une meilleure interprétation des dysfonctionnements de la parole. Ensuite, par une mise en relation plus poussée entre les mesures effectuées et les phénomènes physiopathologiques. Enfin, par la définition de standards d'évaluation plus précis et consensuels. La tâche à accomplir est encore grande, mais elle est bien engagée et progresse inéluctablement.",
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{
"text": "Il apparaît, à l'examen du rapide descriptif des différents moyens d'évaluer les dysfonctionnements articulatoires développés dans ce même ouvrage, que les paramètres prosodiques (mélodie, accent et durée d'élocution) présentent un bon compromis entre leur facilité de capture, de mesure ainsi que de représentation et leur correspondance à l'état pathologique. Ceci n'a pas toujours été le cas car, exceptées les mesures de durée et d'intensité (grâce au sonagraphe), on ne dispose de méthodes de mesure de la fréquence fondamentale (Fo) pratiques et fiables que depuis l'avènement de la micro-informatique. Comme nous l'avons précisé précédemment, le paramètre Fo peut être évalué d'un double point de vue : tout d'abord en tant que caractéristique des capacités vocales du vibrateur laryngien dans la production de la voix, et ensuite, dans la dynamique de ses variations tout au long du discours qui définit l'intonation. Associée à l'intensité et à la durée, elle définit à son tour la prosodie.",
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"text": "Dans le premier cas, il s'agit d'évaluer une dysphonie provoquée par l'état neuromoteur du patient. Des méthodes d'évaluation objectives des dysphonies, il apparaît que le phonétogramme, le temps maximal de phonation (TMP), la mesure de la fuite glottique, et la stabilité à court et moyen terme du vibrateur sont les plus pertinentes pour évaluer l'état d'un larynx \"neurologique\". La dysphonie peut être provoquée schématiquement par de multiples facteurs tels que l'hypotonie ou, a contrario, l'hypertonie de la musculature laryngée et respiratoire, ou encore des tremblements, qui ont une répercussion sur la hauteur, l'intensité et le timbre de la voix. L'hypotonie a pour conséquence une faible intensité de la voix et un abaissement de la Fo. L'hypertonie du larynx se traduit par une augmentation de la Fo, un timbre sourd par manque d'harmonique, et voilé par suite d'un mauvais accolement des cordes vocales. Les tremblements, qui peuvent être de fréquence variable en fonction de leur origine, rendent la voix chevrotante ; on peut leur associer des instabilités de Fo en voix tenue.",
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{
"text": "L'application à l'étude de la dysprosodie est basée sur la mesure et l'interprétation des trois paramètres prosodiques : mélodie, intensité et durée sur des phrases types lues par les patients ou répétées selon un modèle. Il est possible d'utiliser de la parole spontanée, mais les résultats étant très dépendants du support d'élocution, il est conseillé d'en conserver le même type pour des études comparatives. La durée moyenne des phrases lues est de l'ordre d'une minute pour une évaluation pertinente. Sur ces supports d'élocution sont calculées des représentations graphiques et statistiques sous forme de graphes aisément interprétables ainsi que des indices chiffrés : moyenne, mode, écart type, coefficient de variation, dynamique Min-Max.",
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"text": "La Fo est calculée au moyen d'une méthode AMDF sur une durée de 30 ms et un pas de 10 ms, après détection du voisement par filtrage passe-bas et détection des passages par zéro. Cette méthode a été choisie pour sa bonne robustesse au timbre souvent dégradé des voix pathologiques et sa précision. De haut en bas, nous avons les variations de la mélodie ou Fo en Hertz, puis celles de l'intensité de la voix en décibel, enfin celles du débit d'air oral. L'axe des abscisses est en millisecondes. Le premier tableau contient des statistiques élémentaires sur ces trois paramètres, le second contient leurs variabilités. Ces mesures sont effectuées sur une durée de 1 seconde dans la fenêtre comprise entre 3000 et 4000 millisecondes. Le spectre en bas à droite est le spectre moyen en bande étroite sur la même fenêtre d'observation. La courbe de Fo obtenue est modélisée au moyen de la méthode MOMEL. Elle est basée sur la détection de points cibles qui correspondent aux variations locales pertinentes de la courbe mélodique, reliés par une interpolation de type spline quadratique. Ses variations correspondent alors au profil suprasegmental de la phrase dans lequel n'interviennent pas les variations micromélodiques et les interruptions dues aux dévoisements. Ce profil représente donc la courbe de programmation mélodique de la phrase. Les analyses statistiques sont réalisées sur les données modélisées, les parties présentes dans les pauses silencieuses en sont exclues. Deux distributions sont représentées : celle des valeurs de Fo et celle des valeurs de variation entre les points cibles.",
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"text": "Phase prononcée par un sujet normal : \"Monsieur Seguin n'avait jamais eu de bonheur avec ses chèvres, il les perdait toutes de la même façon. Un beau matin elles cassaient leurs cordes, s'en allaient dans la montagne et là-haut, le loup les mangeait. Ni les caresses de leur maître, ni la peur du loup, rien ne les retenait.\" La courbe mélodique est modélisée sous la forme de points cibles correspondant à la programmation de la prosodie du discours. C'est sur cette courbe modélisée que sont effectués les traitements des données mélodiques.",
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{
"text": "Les paramètres prosodiques de cette application sont en voie de validation sur un grand nombre de patients dans le cadre d'un contrat de recherche clinique (PHRC) du ministère de la santé. Nous avons déjà mené une étude sur l'évaluation de l'efficacité des traitements par la L-Dopa sur des patients parkinsoniens. Une étude est en cours sur l'influence prosodique de la stimulation sous-thalamique dans la même affection. Les trois paramètres prosodiques ont souvent, dans les maladies neurologiques, des perturbations corrélées. Cependant, pour le suivi thérapeutique, la dynamique vocale ainsi que le déplacement de la distribution de la Fo semblent donner, dans l'état actuel de nos investigations, les informations les plus pertinentes. La modélisation des points cibles mélodiques est également performante pour l'évaluation de l'état ou de l'évolution des dysarthries hypokinétiques. Nous étudions actuellement ses performances comparées avec la modélisation de l'intensité. Cette dernière est par contre très utile pour l'évaluation des tremblements de diverses origines (Tremor). Enfin, la distribution des pauses semble être un bon indice d'évaluation des dysarthries ataxiques. La combinaison des trois paramètres doit nous permettre de distinguer des états cliniques proches mais d'origines différentes ainsi que l'évaluation de l'efficacité thérapeutique des divers traitements proposés. Cependant, cela ne pourra être possible qu'après l'application de connaissances que nous ne maîtrisons pas encore. Ceci est l'objectif de la base que nous sommes en train de constituer au moyen de la méthode que nous venons de décrire et qui contient déjà trois cents patients.",
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hal
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"text": "Les sons de la parole porteurs de sens ont pour origine des phénomènes aérodynamiques et acoustiques. L'air emmagasiné dans les poumons fournit l'énergie nécessaire à la génération de la voix par le larynx. Le signal laryngien excite le conduit vocal constitué par un tube compris entre la glotte et les lèvres dont plusieurs constrictions vont moduler les modes de résonance acoustiques et ainsi générer les différentes unités phonétiques, consonnes et voyelles. Ces constrictions du conduit vocal sont contrôlées par les mouvements des organes articulateurs. Les organes articulateurs mis en jeu dans la parole ne sont pas spécifiques à sa production. Pour parler, l'homme utilise les deux grandes fonctions physiologiques que sont la respiration et la digestion. Si cette dernière n'est utilisée que partiellement pour la production de la parole dans ses voies supérieures (mastication et déglutition), en revanche la respiration est utilisée dans sa totalité. Les organes actifs dans la production de la parole sont dans l'ordre anatomique du tractus vocal et \"de bas en haut\" : la musculature respiratoire, le larynx, le pharynx, le voile du palais, la langue, la mandibule et les lèvres.",
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"text": "Les voyelles orales (A-a, E-e, I-i, O-o, U-u) sont produites par des configurations spécifiques du conduit vocal. La cavité nasale est de volume fixe et est plus ou moins couplée à la cavité pharyngale par l'ouverture du voile du palais (AN-aesp., IN, ON, UN). Son action acoustique est moins franche que celle des autres cavités et plus complexe qu'une simple résonance.",
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{
"text": "La constriction laryngienne, au niveau des cordes vocales ou glotte, est la source de la voix. La constriction linguo-palatine fait varier les volumes des cavités du conduit oral dont les résonances acoustiques différencient les voyelles. Elle permet également de créer des turbulences et des occlusions fugaces qui différencient les consonnes. La constriction labiale a également ces dernières fonctions. Enfin, la constriction vélo-pharyngale, qui met en relation le conduit oral avec les fosses nasales, permet de différencier les voyelles et consonnes en orales ou nasales. Le conduit vocal va avoir ainsi plusieurs modes de résonances acoustiques en fonction de l'importance et du lieu de ces différentes constrictions. Les trois premiers modes, qui permettent de différencier les unités phonétiques, vont renforcer dans le signal laryngien les harmoniques situés autour de leurs fréquences de résonance. Elles sont donc variables en fonction de la position de la langue, des lèvres et de la mandibule. Les zones d'harmoniques amplifiés dans le spectre s'appellent les formants.",
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{
"text": "Les consonnes sont réalisées par des occlusions labiales et linguo-palatines pour les consonnes occlusives sourdes : P, T, K, ou sonores : B, D, G, et par des constrictions avec création de bruits par des turbulences aérodynamiques pour les consonnes constrictives sourdes : F, S, CH, ou sonores : V, Z, J. Aux consonnes sonores, il faut également ajouter les consonnes nasales M, N, GN et les liquides L et R.",
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{
"text": "Les moyens d'observation des gestes sont très divers dans leurs principes et leurs techniques et diffèrent en fonction de la nature des articulateurs. On peut distinguer trois niveaux pour l'observation des gestes. En premier lieu, le niveau du contrôle neuromoteur des muscles qui actionnent les organes articulateurs, principalement par des méthodes d'analyses électromyographiques qui donnent des informations sur l'activité musculaire. Puis le niveau du mouvement proprement dit de ces organes articulateurs (lèvres, langue, mandibule, voile, larynx) observés directement au moyen d'images vidéocinématographiques (pour les organes visibles) ou indirectement au moyen de capteurs de mouvements tels que l'électropalatographie (EPG) et l'articulographie électromagnétique (EMA). Enfin, le niveau des phénomènes que ces mouvements induisent : d'abord les paramètres aérodynamiques (débits d'air oral et nasal et pressions intra-orale et sous-glottique), modulés par les constrictions du conduit vocal, ensuite le signal acoustique qui est la manifestation sonore des précédents et l'ultime conséquence des gestes articulatoires.",
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{
"text": "Pour des raisons de facilité d'application en investigations de routine, seules les méthodes aérodynamiques et acoustiques sont utilisées en clinique avec une certaine efficacité, les autres étant réservées à des investigations de recherche.",
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{
"text": "Qu'une de ces fonctions soit atteinte par un dysfonctionnement parfois imperceptible et cette belle biomécanique si complexe et à l'équilibre si subtil qu'est la production de la parole peut en être affectée, particulièrement sous la forme de dysarthries. On appelle dysarthries les troubles de la parole provoqués par des dysfonctionnements du contrôle musculaire des organes articulateurs en tant qu'éléments anatomiques de la chaîne parlée, qui trouvent leur origine dans des lésions du système nerveux central ou périphérique. Il s'agit de désordres purement moteurs des mouvements des muscles mis en jeu dans la prononciation sans atteinte des fonctions mentales. À ces troubles primaires, d'autres perturbations peuvent être associées telles que celles d'origine psychomotrice ou provoquées par des compensations plus ou moins contrôlées par les patients. Les dysarthries sont schématiquement caractéristiques de certains symptômes associés aux grandes familles d'affections neurologiques ayant une influence plus ou moins grande sur la production de la parole : rigidité, incoordination, paralysie et spasmes. On distingue schématiquement trois grandes familles de dysarthries : les dysarthries hypokynétiques, caractéristiques des syndromes parkinsoniens, les dysarthries ataxiques caractéristiques des atteintes cérébelleuses et les dysarthries paralytiques caractéristiques de la SLA (maladie de Charcot). Il est souvent difficile de les distinguer, nombre d'entre elles étant mixtes. Les dysarthries du larynx ont une influence sur la qualité de la voix dont la dégradation porte le nom de dysphonie.",
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{
"text": "L'évaluation perceptive des dysarthries se fait à l'écoute du patient en portant son attention sur des aspects simples de sa production vocale tels que hauteur, intensité et rythme mais également et surtout de sa \"qualité\" de parole produite qui se rapporte d'une manière générale à l'intelligibilité du message linguistique. Pour faciliter ces évaluations subjectives, des échelles de jugement ont été proposées telle que l'échelle UPDRS qui décrit les troubles de la parole en 5 grades de sévérité croissante : 0-parole normale, 1-baisse légère de l'intonation et du volume, 2-parole monotone, brouillée mais compréhensible, nettement perturbée, 3-perturbation marquée de la parole, difficultés à comprendre, 4-parole inintelligible. Pour chaque grade, on s'attache particulièrement à la netteté et la précision des voyelles et des consonnes, à la réalisation de groupe de consonnes (coarticulation), aux erreurs d'articulation classées selon le niveau d'occlusion dans le conduit vocal (occlusives vélaires, fricatives alvéolaires et palatales, occlusives bilabiales et alvéolaires). La prosodie est étudiée à travers la facilité du discours, la longueur des pauses, les changements de rythme et dans son maintien au niveau mélodique ou accentuel. Le test d'évaluation clinique de la dysarthrie proposé est l'adaptation au français du \"Frenchay Dysarthria Assessment\" développé par Enderby en 1983. Après une analyse de la motricité des organes articulateurs (respiration, larynx, voile, langue, mandibule, lèvres), l'intelligibilité de la parole est analysée dans trois situations standardisées : lecture de mots et de phrases courtes, conversation spontanée sur des thèmes choisis par les patients, lecture d'un texte à voix haute. Ces évaluations, même bien codifiées, bien menées par des équipes d'experts cliniciens sont entachées par une très grande variabilité, ce qui confirme l'intérêt de les compléter par des analyses objectives.",
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{
"text": "Le domaine de l'aérodynamique dans la production de la parole est fondamental par le fait qu'il est à l'origine de toutes ses manifestations sonores. C'est en effet la colonne d'air pulmonaire qui, modulée par les différentes constrictions du conduit vocal, est la source du signal de parole. Ces méthodes instrumentales d'investigation et d'enregistrement de la parole datent de plus d'un siècle. On doit à Rousselot (1895) les premières tentatives d'objectivation des mesures aérodynamiques et leur codification. Les paramètres aérodynamiques sont constitués par les débits à la bouche (oral) et aux narines (nasal) et les pressions intra-orale et sous-glottique. La connaissance des variations de ces paramètres en fonction des segments phonémiques prononcés donne des informations sur les mouvements des organes articulateurs du conduit vocal. Il est cependant illusoire d'attendre une relation linéaire entre les variations de débits et de pression et les gestes articulatoires. Cependant, ils permettent des mesures quantitatives des prises et groupes de souffle et une remarquable description chronologique des gestes articulatoires. Ils sont indispensables dans l'étude des phénomènes consonantiques complexes et de la coarticulation. L'étude des paramètres aérodynamiques donne des indications très riches sur la réalisation des consonnes, tant sur leur dynamique que sur leur synchronie par l'étude du débit d'air buccal pour les occlusives et constrictives et du débit d'air nasal pour l'évaluation du déficit vélaire.",
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{
"text": "La figure 5-A présente la phrase \"Monsieur Seguin n' avait ja-\" prononcée par un sujet normal. On constate une élocution continue de 1,7 seconde de durée. La voix est bien timbrée avec de nombreux harmoniques, les formants des voyelles sont bien marqués. On distingue bien la structure acoustique (bruit aigu) des consonnes. Le signal acoustique est représenté en haut, et son analyse sonagrammique en bande étroite en bas, avec sur l'axe des abscisses le temps en millisecondes, l'axe des ordonnées représentant l'échelle des fréquences en Hertz, et leur intensité donnée par le degré de noirceur de la trace.",
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{
"text": "Il apparaît, à l'examen du rapide descriptif des différents moyens d'évaluer les dysfonctionnements articulatoires développés dans ce même exposé, que les paramètres prosodiques (mélodie, accent et durée d'élocution) présentent un bon compromis entre leur facilité de capture, de mesure ainsi que de représentation, et leur correspondance à l'état pathologique. Ceci n'a pas toujours été le cas. En effet, hormis les mesures de durée et d'intensité (grâce au sonagraphe), on ne dispose de méthodes de mesure de la fréquence fondamentale (F0) pratiques et fiables que depuis l'avènement de la micro-informatique. Comme nous l'avons précisé précédemment, le paramètre F0 peut être évalué d'un double point de vue : tout d'abord en tant que caractéristique des capacités vocales du vibrateur laryngien dans la production de la voix ; ensuite, dans la dynamique de ses",
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{
"text": "Les informations données par les paramètres prosodiques de cette application sont en voie de validation sur un grand nombre de patients. Nous avons déjà mené une étude sur l'évaluation de l'efficacité des traitements par la L-Dopa sur des patients parkinsoniens. Une étude est en cours sur l'influence prosodique de la stimulation sous-thalamique dans la même affection. Cette évaluation porte sur la totalité du texte de \"La chèvre de monsieur Seguin\", soit une durée moyenne d'une minute pour des sujets normaux (contrairement aux trois exemples précédents qui ne portent que sur un quart de ce texte environ). Ce type de stimulation améliore instantanément dès sa mise en marche (au moyen d'un programmateur externe) l'état du patient en diminuant généralement la \"chape de plomb\" qui l'ankylose et les tremblements au repos. Cependant, dans certains cas, l'élocution du patient est aggravée par la stimulation qui semble diminuer les performances pneumo-phoniques. La dynamique vocale est peu atteinte, par contre leurs groupes de souffle deviennent plus courts avec des pauses plus nombreuses et une faiblesse d'émission surtout en fin de phrase.",
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{
"text": "Signal acoustique de la phrase. L'axe des abscisses représente le temps en millisecondes. L'axe des ordonnées représente l'amplitude du signal sonore avec une échelle arbitraire sans unité. Sonagramme en filtre large. L'axe des abscisses représente le temps en millisecondes. L'axe des ordonnées représente l'échelle des fréquences en Hertz. Sonagramme en filtre étroit de la même phrase.",
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{
"text": "Le signal acoustique de la phrase \"c'est une affaire intéressante, qu'en pensez-vous ?\" prononcée par un sujet normal est représenté en haut, avec l'axe des abscisses en millisecondes. En bas, les courbes de variation du débit d'air oral et du débit d'air nasal sont tracées sur le même graphique, l'axe des ordonnées étant en décimètre cube par seconde (dm³/s). Le débit oral expiré est représenté en partie positive, et le débit nasal expiré en partie négative pour faciliter la comparaison directe. Un tableau récapitule les volumes d'air expiré et inspiré par la bouche et les narines au cours de cette élocution.",
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{
"text": "Étude aérodynamique sur une phrase prononcée par un patient atteint de SLA. La figure 4-A montre la phrase \"la toupie va trop vite\", choisie pour mettre en évidence un déficit vélaire, car elle ne contient aucun élément phonétique nasalisé. Elle contient de nombreux phonèmes occlusifs (consonnes sourdes p, t et sonore v), permettant d'évaluer l'articulation labiale (p, v) et lingo-alvéolaire (t). Chez un sujet normal, le volume d'air nasal expiré est presque nul, et la durée de la phrase est de 1,5 seconde. Dans la figure 4-B, la même phrase prononcée par un patient parkinsonien révèle une importante fuite nasale, principalement sur les occlusives sourdes t, avec 35% du volume expiré nasal. Le débit d'air oral montre une articulation labiale presque normale, avec une bonne définition des explosions des consonnes occlusives p et t. Le volume total expiré est comparable au cas précédent, mais la durée de la phrase est augmentée de 60% (2,5 secondes). La figure 4-C montre la production de la même phrase par un patient atteint de SLA (maladie de Charcot). On observe une fuite nasale encore plus importante, avec 65% de l'air expiré émis par le nez, suggérant une béance vélaire et une paralysie quasi totale du voile. En compensation, le patient réduit fortement son débit vocal en expirant un volume d'air minimal cinq fois plus faible que chez le sujet normal.",
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{
"text": "Dans le souci de pouvoir mener les évaluations de la dysprosodie de la parole de la manière la plus aisée et la plus conviviale possible par un personnel médical ou paramédical non spécialiste, nous les avons intégrées sous la forme de programmes dédiés à la station EVA d'aide au diagnostic et à la rééducation des dysfonctionnements de la voix et de la parole. Ce matériel d'investigation clinique dans les domaines de l'O.R.L. et de la neurologie, maintenant bien stabilisé après plusieurs années de mise au point et de tests d'utilisation, est devenu un standard dans l'évaluation des dysphonies. DIANA en est un dérivé plus simple basé exclusivement sur l'analyse du signal acoustique de parole. Il fonctionne sous la forme de station de travail sur PC dans l'environnement WINDOWS dont les différentes fonctions se présentent sous la forme d'applications dédiées à un problème clinique particulier. L'application à l'étude de la dysprosodie est basée sur la mesure et l'interprétation des trois paramètres prosodiques : mélodie, intensité et durée sur des phrases-types lues par les patients ou répétées selon un modèle. Il est possible d'utiliser de la parole spontanée mais les résultats étant très dépendants du support d'élocution, il est conseillé d'en conserver le même type pour des études comparatives. La durée moyenne des phrases lues est de l'ordre d'une minute pour une évaluation pertinente. Sur ces supports d'élocution sont calculées des représentations graphiques et statistiques sous forme de graphes aisément interprétables ainsi que des indices chiffrés : moyenne, mode, écart-type, coefficient de variation, dynamique min-max.",
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{
"text": "(haut) : Signal acoustique de la phrase. L'axe des abscisses représente le temps en millisecondes. L'axe des ordonnées représente l'amplitude du signal sonore avec une échelle arbitraire sans unité. (bas) : Sonagramme en filtre large. L'axe des abscisses représente le temps en millisecondes. L'axe des ordonnées représente l'échelle des fréquences en Hertz.",
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{
"text": "Phrase : \"Monsieur Seguin n' avait ja-\" (mais eu de bonheur avec ses chèvres) prononcée par un patient parkinsonien. Haut : le signal acoustique, bas : son analyse sonagraphique en bande étroite avec sur l'axe des abscisses le temps en millisecondes, l'axe des ordonnées représente l'échelle des fréquences en Hertz, leur intensité est donnée par le degré de noirceur de la trace.",
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"text": "L'évaluation de la qualité de la voix et la perception des causes de sa dégradation à travers différents indices acoustiques a toujours été la préoccupation clinique principale des phoniatres. Comme dans les autres disciplines médicales, ils ont été attentifs à toutes les techniques qui seraient susceptibles de leur donner des informations complémentaires, pour aider au diagnostic et évaluer les effets des traitements chirurgicaux ou médicamenteux ou les progrès d'une rééducation. Cependant, la voix étant par essence émise pour être entendue, l'évaluation subjective \"à l'écoute\" reste la référence face à des méthodes d'évaluation objective très variées, souvent mal fondées et à l'efficacité parfois contestée. Nous présentons dans cette étude différentes méthodes acoustiques et aérodynamiques que nous avons toutes appliquées et testées avec les systèmes EVA 1 et 2. Malgré quelques faiblesses, les évaluations objectives des dysphonies progressent en qualité et pertinence, poussées par la nécessité de disposer de bilans objectifs dans le but de répondre à des expertises, autant qu'aux attentes des patients qui imposent peu à peu l'utilisation de telles méthodes en association avec celles plus traditionnelles.",
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{
"text": "Cette première famille regroupe les dysphonies provoquées par l'état neuromoteur du patient. La dysphonie peut être provoquée schématiquement par de multiples facteurs tels que l'hypotonie ou, a contrario, l'hypertonie de la musculature laryngée et respiratoire ou encore des tremblements, qui ont pour conséquence de moduler la hauteur, l'intensité et le timbre de la voix. Elle peut également être provoquée par un mauvais contrôle de la fermeture de la glotte, conséquence de spasmes ou de paralysies. L'hypotonie a pour conséquence une faible intensité de la voix et un abaissement de la Fo. L'hypertonie, qui se manifeste par la difficulté à initialiser un acte volontaire du larynx, se traduit par des hésitations au démarrage du voisement, des émissions vocales discontinues, une augmentation de la Fo, un timbre sourd par manque d'harmonique, et voilé par suite d'un mauvais accolement des cordes vocales. Les tremblements, qui peuvent être de fréquence variable en fonction de leur origine, rendent la voix chevrotante (tremor) ; on peut leur associer des instabilités de Fo en voix tenue. Les dysphonies spasmodiques (ou dystonies laryngées) provoquent des changements brutaux de la hauteur de la voix qui peut s'interrompre, repartir, glisser et chevroter (tremor). Elle peut avoir un timbre désagréable et être, au pire, inintelligible. Dans les paralysies laryngées, une corde vocale demeure en position plus ou moins ouverte à la suite d'un mauvais contrôle neuromoteur. La voix est monotone avec perte de mélodie et de nombreuses désonorisations. Elle est soufflée et rauque avec une fuite d'air importante, entraînant un essoufflement en fin de phrase et une voix projetée continue impossible.",
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"text": "De nombreuses méthodes d'analyses perceptives ont été proposées pour l'évaluation de la qualité de la voix \"à l'écoute\" du patient par, entre autres. De toutes ces méthodes, c'est l'échelle GRBAS de Hirano qui est largement utilisée. L'évaluation inter auditeur, à l'écoute absolue, c'est-à-dire sans référence de comparaison, peut atteindre plus de 50% d'erreur. Les scores s'améliorent énormément avec des jurys d'écoute (c'est-à-dire lorsque plusieurs auditeurs donnent simultanément une évaluation consensuelle) mais ces derniers sont très lourds à mettre en œuvre et impossibles en pratique clinique de routine. Les scores s'améliorent également si l'évaluation se fait en mode comparatif. Cette méthode est surtout valable pour la comparaison avant et après traitement. Pour être pratique et efficace, elle doit être réalisée en écoute comparative immédiate avec possibilité de passage instantané entre les échantillons de voix. Des programmes sur microordinateurs existent déjà avec ces possibilités pour en faciliter la mise en œuvre. Dans les cas d'évaluation primaire, la comparaison ne peut être faite qu'avec une référence. Le choix de cette dernière paraît bien difficile à établir. Là encore il semble être essentiellement individuel en dehors de tout exemple ou norme nécessairement marqués par la variabilité linguistique.",
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{
"text": "Si l'on se réfère à nouveau à l'échelle GRBAS, on peut considérer très schématiquement que la raucité est corrélée avec la stabilité du vibrateur laryngien, le souffle avec le rapport signal/bruit, l'asthénie avec l'intensité et le forçage avec une Fr plus haute.",
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{
"text": "Le débit d'air oral, associé aux paramètres acoustiques, permet de bien évaluer le rendement laryngien. Il permet également d'évaluer précisément la \"fuite\" glottique en phonation, en relation avec le bruit de souffle, dans les cas où le complet accolement des cordes est empêché par des nodules, kystes ou autres polypes ou des paralysies laryngées. La connaissance du décours et des valeurs du débit d'air oral permet enfin de bien appréhender toutes les coordinations pneumo-phoniques. Il est possible de déduire aisément la valeur de la pression sous-glottique de celle de la pression intra-orale (PIO) au moyen de la méthode proposée par. Associée au débit d'air oral, la pression sous-glottique permet de définir la résistance glottique comme étant le rapport de la PIO divisée par le débit d'air, hPa/(dm³/s).",
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{
"text": "Associée au débit d'air oral, la pression sous-glottique permet de définir la résistance glottique comme étant le rapport de la pression sous-glottique divisée par le débit d'air, exprimé en hPa/(dm³/s). Parmi les indices proposés, l'efficacité glottique est représentée par le rapport de l'intensité divisée par la pression sous-glottique (dB/hPa), et le rendement glottique par ce même rapport divisé par le débit d'air (dB/[hPa × dm³/s]). Seul ce dernier est homogène au sens de l'énergie, car les dB représentent l'énergie acoustique et la grandeur hPa × dm³/s représente l'énergie aérodynamique.",
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{
"text": "Les mesures sont effectuées sur une durée de 1 seconde dans la fenêtre comprise entre 1600 et 2600 millisecondes. La moyenne de la Fo à 215 Hz est normale pour une voix de femme, mais son écart-type de 8,4 Hz, son jitter (factor) de 4,6 % et son coefficient de variation de 4 % confirment une importante instabilité de la Fo, aux limites supérieures de la pathologie. La moyenne de l'intensité à 90 dB indique une voix forte, avec un shimmer de 0,6 % légèrement au-dessus de la frontière de normalité. La moyenne du débit d'air à 0,069 dm³/s est normale pour une voix de femme, et sa variabilité également. Un indice de rendement laryngien, exprimé en cm³/dB et connu sous le nom de fuite glottique, est calculé comme la quantité d'air utilisée par dB d'énergie de voix émise. Moins cet indice est élevé, meilleur est le rendement vocal. Dans ce cas, la valeur de 0,774 cm³/dB est faible, démontrant un bon rendement vocal.",
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{
"text": "Le spectre en bas à droite est le spectre moyen en bande étroite sur la même fenêtre d'observation. On constate une faible émergence harmonique avec une forte composante de bruit, qui est un bruit d'instabilité lié au fort jitter et non un bruit de souffle, en raison du faible débit d'air oral moyen. Ce spectre dénote une voix manquant de clarté, rauque et enrouée. La figure 15-B présente, de haut en bas, les distributions des variations des paramètres Fo, intensité et débit sous forme d'histogrammes et de portraits de phase. Ce dernier montre sur la diagonale l'instabilité à moyen terme du paramètre, et sur les côtés l'instabilité à court terme. Si le paramètre est stable, sa valeur apparaît comme un point central. L'histogramme de la Fo présente une bimodalité très forte, signe d'un mauvais couplage des cordes vocales qui vibrent différemment — ici, avec une différence de 15 Hz. La corde gauche, chargée par la masse du kyste, vibre à une fréquence inférieure à celle de la corde droite, ce qui explique la raucité. Ce phénomène est confirmé par le portrait de phase, où l'instabilité à court terme apparaît sous forme de deux nuées de part et d'autre de la diagonale.",
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{
"text": "La figure 17-A représente, de haut en bas, les variations des paramètres Fo, intensité et débit d'air oral lors de l'émission d'un « a » tenu sur une durée de 2,5 secondes par un patient parkinsonien, avec un niveau de dysphonie estimé au grade 1 selon l'échelle GRBAS. L'étude du décours de ces trois paramètres révèle d'abord une très faible durée d'émission vocale. On observe une instabilité de la fréquence fondamentale à moyen terme sous la forme d'un lent tremblement d'environ 3 Hz. L'intensité et surtout le débit présentent une déclivité très importante, ce dernier diminuant d'environ 4/5 en moins d'une seconde après le début du voisement, démontrant une mauvaise coordination pneumo-phonique. Les mesures statistiques sont effectuées sur une durée de 1 seconde dans la fenêtre comprise entre 1400 et 2400 millisecondes. La moyenne de la Fo à 158 Hz est normale pour une voix d'homme, son jitter (factor) à 0,59 % est également normal, mais son écart-type de 3,6 Hz et son coefficient de variation de 2,2 % sont élevés, confirmant les instabilités à moyen terme décrites. La moyenne de l'intensité à 66 dB indique une voix un peu faible, avec un shimmer de 0,23 % normal. La moyenne du débit d'air à 0,0",
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{
"text": "La fréquence fondamentale de 158 Hz est normale pour une voix d'homme. Son jitter (factor) à 0.59 % est également normal, par contre son écart-type de 3.6 Hz et son coefficient de variation de 2.2 sont élevés et confirment les instabilités à moyen terme, décrites précédemment. La moyenne de l'intensité de 66 dB montre une voix un peu faible, son shimmer de 0.23 % étant normal. La moyenne du débit d'air de 0.036 dm³/s est très faible pour une voix d'homme. On doit noter la valeur faible de la fuite glottique de 0.555 cm³/dB, qui démontre un très bon rendement, bien meilleur que dans le cas précédent. Cet exemple montre que certaines voix peu dynamiques et utilisant un faible débit d'air peuvent avoir un rendement laryngien élevé malgré une médiocre audibilité. On constate sur le spectre une faible émergence harmonique et une composante de bruit équivalente au cas précédent. Cependant ici, il ne peut être provoqué ni par une fuite glottique, ni par un fort jitter. Il est dû à la modulation à moyen terme de la Fo (coefficient de variation) et à l'état hypertonique du larynx qui dégrade la qualité du signal glottique. La voix est sourde et voilée.",
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{
"text": "La moyenne de la Fo de 112 Hz est normale pour une voix d'homme, par contre son écart-type de 6.5 Hz, et surtout son coefficient de variation de 5.8 %, confirment la grande instabilité à moyen terme de la Fo entrevue à la lecture des courbes. Ces valeurs sont d'ailleurs aux limites supérieures de la pathologie. La moyenne de l'intensité de 63 dB montre une voix faible, son shimmer de 0.9 % se situe à la frontière de normalité, ainsi que le jitter (factor) à 0.9 %, ce qui témoigne d'une faible instabilité à court terme du vibrateur laryngien.",
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{
"text": "Qui semble la plus utilisée. C'est une échelle à quatre niveaux : G définit le grade général de dysphonie ; 0 représente la voix normale, 1 une dysphonie légère, 2 une dysphonie moyenne et 3 une dysphonie sévère. R définit la raucité de la voix, B définit son souffle, A l'asthénie et S son forçage. Ces quatre dernières caractéristiques de la voix sont notées sur la même échelle à quatre niveaux. En fait, si cette cotation est relativement aisée sur la raucité et le souffle, elle s'avère quasiment impossible sur l'asthénie et le forçage. L'évaluation du grade général, même réduite à une échelle à quatre niveaux, est entachée d'une variabilité importante inter et même intra auditeur. L'évaluation d'un échantillon de voix peut varier d'un niveau pour le même auditeur particulièrement éduqué, à différents moments, et dans les mêmes conditions surtout entre les niveaux extrêmes (0 et 1 ou 2 et 3). La variabilité inter auditeur est encore plus importante par le fait qu'ils sont de culture et d'école cliniques différentes et que chaque phoniatre définit à l'usage, et parfois inconsciemment, ses propres critères subjectifs. Ce problème n'est pas propre à cette pratique mais il est général à toutes les évaluations auditives. Avec une bonne habitude, cette pratique est aisée pour les deux protagonistes tout en étant entachée par les biais de chaque praticien. La procédure du phonétogramme normalisé proposée par l'UEP est plus lourde bien qu'automatisée sur micro-ordinateur.",
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"text": "On entend par évaluations acoustiques globales les évaluations qui donnent une indication générale sur les capacités de l'organe vocal, soit sur sa dynamique tonale et énergétique pour le phonétogramme (ou Voice Range Profile), soit sur son rendement pour le Temps.",
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{
"text": "On entend par évaluations acoustiques globales les évaluations qui donnent une indication générale sur les capacités de l'organe vocal, soit sur sa dynamique tonale et énergétique pour le phonétogramme (ou Voice Range Profile), soit sur son rendement pour le Temps Maximal de Phonation (TMP). Ces deux méthodes sont d'ailleurs les plus anciennes des méthodes d'évaluation objectives. Le phonétogramme consiste à tracer l'étendue vocale dans un plan cartésien avec les fréquences en abscisse et les intensités en ordonnées, en portant sur un graphe les notes produites aux intensités les plus basses et les plus fortes possibles. En reliant les points mesurés, on obtient une sorte de patatoïde aux extrémités rétrécies, dont la face inférieure représente les valeurs d'intensité les plus faibles et la face supérieure les valeurs les plus fortes. La distance entre les deux extrémités représente la dynamique tonale (en notation musicale ou en Hz) et l'épaisseur du patatoïde la dynamique de l'intensité (en dB). Le phonétogramme est présenté parfois pour la production vocale, comme l'équivalent de l'audiogramme pour l'audition. C'est une méthode très utilisée sous des formes variées par les phoniatres et les orthophonistes. Traditionnellement, ils utilisent un clavier pour produire les notes que reproduisent les patients et mesurent l'intensité avec un sonomètre.",
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{
"text": "Emission d'une voyelle \"a\" tenue le plus longtemps possible, avec de haut en bas : les variations de la Fo ou mélodie en Hertz (Hz), celles de l'intensité en décibels (dB), et celles de débit d'air oral en décimètre cube par seconde (dm³/s). Les axes des abscisses représentent le temps en millisecondes (ms).",
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{
"text": "Le souffle de la voix est considéré comme un bruit se superposant au signal vocal de la source laryngienne. L'analyse spectrale montre un spectre de raies bien défini pour un signal vocal de bonne qualité et un spectre continu massif pour un signal de bruit. Le rapport entre l'énergie du spectre harmonique et celle du spectre de bruit est le rapport signal sur bruit. Ce bruit peut être un bruit d'écoulement aérodynamique créé par une constriction du conduit vocal ou par un débit d'air trop important. C'est un bruit additif. Nous avons mentionné précédemment que le bruit peut être dû également à l'instabilité du signal glottique. Le HNR ou le NNE ne donnent donc, par principe, une bonne évaluation du bruit de souffle qu'avec une fréquence de vibration stable (comme pour la stroboscopie). Pour pallier ce défaut, Qi a proposé une méthode de mesure du HNR qui minimise les effets de l'instabilité vibratoire (jitter).",
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{
"text": "La mesure du shimmer est presque aussi problématique que celle du jitter. Là encore il existe plusieurs définitions du shimmer et de fortes différences entre les différents dispositifs. Le \"shimmer moyen\" est la moyenne exprimée en dB (sur une durée de l'ordre d'une seconde) des différences d'amplitude entre deux cycles vibratoires du larynx consécutifs. Ces variations d'amplitude sont mesurées très précisément cycle à cycle. Le \"shimmer factor\" est le \"shimmer moyen\" rapporté à l'amplitude moyenne du signal. Enfin, l'APQ est la moyenne des variations d'amplitude sur 11 cycles vibratoires du larynx rapportée à l'amplitude moyenne du signal. L'instabilité du signal glottique se manifeste comme un bruit qui lui est superposé. Elle peut également être évaluée au moyen du rapport entre l'énergie.",
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},
{
"text": "Le « shimmer factor » est le « shimmer moyen » rapporté à l'amplitude moyenne du signal. Enfin, l'APQ est la moyenne des variations d'amplitude sur 11 cycles vibratoires du larynx rapportée à l'amplitude moyenne du signal. L'instabilité du signal glottique se manifeste comme un bruit qui lui est superposé. Elle peut également être évaluée au moyen du rapport entre l'énergie harmonique dans le spectre du signal et l'énergie du bruit. Il existe plusieurs méthodes pour mesurer la partie apériodique du signal vocal. Les méthodes du HNR (harmonic noise ratio ou rapport énergie des harmoniques/énergie du bruit qui s'exprime en dB) proposée par Yumoto et al. et la NNE (normalized noise energy ou énergie normalisée du bruit) proposée par Kasuya et al. en sont les principales, mais leurs résultats ne sont pas uniquement fonction de la stabilité du signal glottique.",
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{
"text": "L'instabilité vibratoire de la glotte est une cause essentielle des dysphonies. Sa mesure est donc d'une grande importance dans leur évaluation. On l'effectue soit sur la fréquence soit sur l'amplitude du signal laryngien, à partir de la mélodie et de l'intensité de la voix. On peut définir plusieurs indices d'instabilité en fonction de la durée des fluctuations. Les fluctuations à court terme, c'est-à-dire d'une durée de l'ordre d'un cycle glottique, caractérisent surtout les atteintes morphologiques des cordes vocales. Ces fluctuations sont le jitter pour la fréquence (Fo) et le shimmer pour l'amplitude (intensité). On peut également considérer la valeur statistique de l'écart-type comme un indice de la stabilité à court terme de la mélodie et de l'intensité.",
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{
"text": "La mesure du jitter pose de nombreux problèmes : il en existe plusieurs définitions mathématiques et sa valeur dépend de la technique de mesure de la fréquence fondamentale. Sur un même échantillon, elle n'est pas la même avec différents logiciels de mesure. Il existe plusieurs représentations du jitter : le « jitter absolu moyen » est la moyenne (sur une durée de l'ordre d'une seconde) de la différence de fréquence entre deux cycles vibratoires du larynx consécutifs. Ces variations de fréquence sont mesurées très précisément cycle à cycle. Le « jitter factor » est le « jitter moyen » rapporté à la Fo moyenne du signal. C'est un bon indice pour évaluer la stabilité de la Fo à court terme. Il est considéré comme l'indice le plus significatif de la raucité de la voix. Le « jitter ratio » est la moyenne de la différence de période entre deux cycles vibratoires consécutifs rapportée à la période moyenne du signal. Enfin, le « RAP » est la moyenne de la différence de trois périodes consécutives, rapportée à la période moyenne du signal.",
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{
"text": "Comme pour les dysprosodies, nous avons développé des applications logicielles à partir des instruments de mesure des paramètres acoustiques et aérodynamiques des systèmes EVA 1 et 2, plus particulièrement dédiées à l'évaluation des dysphonies. Ces applications intègrent l'essentiel des indices pertinents des différents paramètres acoustiques et aérodynamiques décrits précédemment, dans un environnement et une ergonomie commune qui favorisent une utilisation clinique de routine. Nous avons fait en sorte de représenter, de la manière la plus synthétique possible, les variations qualitatives des paramètres Fo, intensité, débit et pression intra orale (PIO), en association avec des indices quantitatifs. Les décours de tous les paramètres sont donc visualisés de manière synchrone. Une fenêtre d'observation commune est alors choisie (généralement d'une durée d'une seconde), dans laquelle sont calculés tous les indices exposés dans le tableau 1. À ces valeurs numériques, sont associés des histogrammes qui présentent la distribution des paramètres, et des portraits de phase qui permettent de différencier les instabilités à court terme de celles à moyen terme. Un diagramme polaire",
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{
"text": "L'évaluation de la voix intra-orale (PIO), en association avec des indices quantitatifs, permet de visualiser de manière synchrone les évolutions de tous les paramètres. Une fenêtre d'observation commune est choisie (généralement d'une durée d'une seconde), dans laquelle sont calculés tous les indices exposés dans le tableau 1. À ces valeurs numériques sont associés des histogrammes présentant la distribution des paramètres, ainsi que des portraits de phase permettant de différencier les instabilités à court terme de celles à moyen terme. Un diagramme polaire synthétise qualitativement l'importance relative de tous les indices mesurés. Cette représentation, connue sous le nom de profil vocal (voice profile), a été proposée dans le MDVP (Multi-Dimensional Voice Program) par Kay Elemetrics il y a une dizaine d'années. Elle est qualifiée de polaire car elle utilise un système de coordonnées circulaires (polaire), où la place de chaque indice est déterminée par un angle et son amplitude par la longueur d'un rayon. Le cercle de rayon maximum représente la limite supérieure de pathologie. La notation +++ indique que la valeur du paramètre est en relation directe avec le grade de pathologie (plus la valeur augmente, plus elle traduit un grade de pathologie élevé). La notation --- indique que la valeur du paramètre est en relation inverse avec le grade de pathologie (plus la valeur diminue, plus elle traduit un grade de pathologie élevé).",
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{
"text": "La figure 16-A représente, de haut en bas, les variations des paramètres Fo, intensité et débit d'air oral lors de l'émission d'un « a » tenu sur une durée de 4 secondes par un locuteur âgé de 58 ans dont la voix est jugée normale (le même que pour le TMP de la figure 14-A). L'étude du décours de ces trois paramètres montre une bonne stabilité générale et l'absence de problèmes de contrôle pneumo-phonique. On constate une instabilité transitoire au démarrage de la Fo, très vite contrôlée. La courbe du débit d'air oral montre une légère déclivité régulière de l'ordre de 50 cc³/s, signe d'un faible volume courant respiratoire dans ce cas. Les mesures statistiques sont effectuées sur une durée de 1 seconde dans la fenêtre comprise entre 1250 et 2250 millisecondes. La moyenne de la Fo à 106 Hz est normale pour une voix d'homme, son écart-type de 0,9 Hz, son jitter (factor) de 0,32 % et son coefficient de variation de 0,8 % confirment la bonne stabilité de la Fo observée à la lecture des courbes. La moyenne de l'intensité à 70 dB montre une voix faible produite « à l'économie », son shimmer de 0,3 % se situe bien en dessous de la frontière de normalité. En revanche, la moyenne du débit d'air est de 0,253 dm³/s, valeur trop forte même pour une voix d'homme et au-dessus de la frontière pathologique. La fuite glottique de 3,61 cm³/dB se situe aux limites de la normalité, démontrant un faible rendement laryngien pour un sujet « normal ». On constate sur le spectre une faible émergence harmonique avec une forte composante de bruit. Ce dernier est, contrairement au cas précédent, un bruit de souffle, dû au fort débit d'air oral moyen et non un bruit d'instabilité vibratoire, compte tenu du faible jitter. Un tel spectre dénote une voix de grade 0 sur l'échelle GRBAS d'évaluation des dysphonies, mais légèrement soufflée à l'écoute.",
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{
"text": "Cette image de la glotte, ayant produit le « a » tenu étudié précédemment, montre un kyste sur la corde gauche (d'un diamètre de l'ordre de 5 mm) qui occupe approximativement 1/3 de sa longueur. Il semble être situé sur la face supérieure de la corde et ne pas trop gêner la fermeture de la glotte. Mécaniquement, il se comporte comme un balourd qui perturbe la vibration de la corde. La figure 16-B montre des distributions et portraits de phase particulièrement resserrés sur les trois paramètres, confirmant un fonctionnement stable du vibrateur glottique à comparer avec le cas précédent. La figure 16-C représente le profil vocal de ce sujet « normal ». On remarque que l'essentiel du dysfonctionnement glottique affecte, au-delà du cercle marquant la frontière de normalité, les axes du débit d'air oral et du bruit provoqué par la fuite glottique. Ce cas démontre que, même considérée comme normale à l'examen perceptif, une voix peut avoir des caractéristiques objectives pathologiques. En fait, ce locuteur « normal » a une voix légèrement voilée sans être dysphonique, cotée 0 sur l'échelle GRBAS. C'est la voix fatiguée d'un enseignant après une journée de cours.",
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{
"text": "La moyenne du débit d'air est de 0,067 dm³/s, valeur normale pour une voix d'homme. Sa variabilité est également normale pour un débit. Le rendement laryngien (fuite glottique) est de 1,06 cm³/dB, ce qui est normal. On constate sur le spectre une faible émergence harmonique avec une forte composante de bruit. Ce dernier est un bruit d'instabilité, dû au fort coefficient de variation de la Fo et non un bruit de souffle, compte tenu du faible débit d'air oral moyen. On remarque dans la figure 18-B que l'histogramme de la Fo semble montrer une bimodalité très forte de la distribution des vibrations de la glotte, comme dans la figure 15-B, ce qui pourrait laisser supposer un mode vibratoire différent pour chaque corde vocale. En fait, il n'en est rien : la distribution « bimodale » est provoquée par la modulation périodique de la Fo. Seule l'étude du portrait de phase peut montrer la différence entre les deux phénomènes. Dans la figure 15-B, la bimodalité de la Fo se manifeste par deux nuées de part et d'autre de la diagonale, alors que dans ce cas, les deux nuées se situent sur la diagonale, preuve qu'elles sont dues à des variations à moyen terme. Ceci démontre la complémentarité de l'histogramme et du portrait de phase. On retrouve également cette pseudo-bimodalité sur l'histogramme de l'intensité pour la même raison. Le profil vocal de la figure 18-C montre que l'essentiel du dysfonctionnement glottique de ce patient affecte, au-delà du cercle marquant la frontière de normalité, les trois indices de bruit et le coefficient de variation de la Fo, comme dans le cas précédent mais avec une plus grande ampleur.",
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{
"text": "La deuxième catégorie regroupe les éditeurs dits 'linguistiques', conçus pour la phonétique et l'enseignement : WinPitch, CSL, Multi-Speech de Kay-Elemetric, ou TFR d'Avaaz. Plus spécialisés, ils sont adaptés à l'analyse de la parole, mais souvent limités aux analyses acoustiques et prosodiques générales, avec une ergonomie parfois déficiente (ex. : PRATT, gratuit mais non maintenu). PhonEdit se distingue en traitant également les signaux aérodynamiques et l'électropalatographie.",
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{
"text": "La troisième et la plus pertinente pour notre domaine est celle des éditeurs cliniques, divisés en deux sous-catégories. La première inclut des logiciels généraux enrichis d'analyses cliniques spécifiques, comme MDVP (greffé sur Multi-Speech ou CSL) ou IVAS (greffé sur TFR). La seconde regroupe les rares logiciels intégrant un environnement ergonomique complet pour les applications cliniques en phoniatrie, ORL et neurologie, tels que Doctor Speech de Tiger Electronic ou PCLX de Laryngograph. Ce sont les plus adaptés à nos besoins, bien qu'aucun ne soit parfait : certains sont plus intuitifs, d'autres plus complets en mesures physiques. Très peu réunissent toutes les qualités requises, mais certains, comme le système DIANA de SQ-Lab, s'en rapprochent, favorisant ainsi l'adoption généralisée d'outils incontournables pour l'avenir.",
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"Chunk 8: 1 validation error for ExtractedParagraphs\n Invalid JSON: EOF while parsing a string at line 9 colu"
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hal
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[
{
"text": "Cette première famille regroupe les dysphonies provoquées par l'état neuromoteur du patient. La dysphonie peut être provoquée schématiquement par de multiples facteurs tels que l'hypotonie ou, a contrario, l'hypertonie de la musculature laryngée et respiratoire ou encore des tremblements, qui ont pour conséquence de moduler la hauteur, l'intensité et le timbre de la voix. Elle peut également être provoquée par un mauvais contrôle de la fermeture de la glotte, conséquence de spasmes ou de paralysies. L'hypotonie a pour conséquence une faible intensité de la voix et un abaissement de la Fo. L'hypertonie, qui se manifeste par la difficulté à initialiser un acte volontaire du larynx, se traduit par des hésitations au démarrage du voisement, des émissions vocales discontinues, une augmentation de la Fo, un timbre sourd par manque d'harmonique, et voilé par suite d'un mauvais accolement des cordes vocales. Les tremblements, qui peuvent être de fréquence variable en fonction de leur origine, rendent la voix chevrotante (tremor).",
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{
"text": "L'évaluation de la qualité de la voix et la perception des causes de sa dégradation à travers différents indices acoustiques a toujours été la préoccupation clinique principale des phoniatres. Comme dans les autres disciplines médicales, ils ont été attentifs à toutes les techniques qui seraient susceptibles de leur donner des informations complémentaires, pour aider au diagnostic et évaluer les effets des traitements chirurgicaux et médicamenteux ou les progrès des rééducations. Cependant, la voix et la parole étant par essence faites pour être entendues, l'évaluation subjective « à l'écoute » par « l'oreille clinicienne » de l'expert, reste la référence face à des méthodes d'évaluation objective très variées, souvent mal fondées, peu ou pas normalisées, d'une efficacité clinique peu convaincante et aux résultats souvent contestables. Malgré le tableau général peu flatteur de ces évaluations, la nécessité de disposer de bilans objectifs dans le but de répondre à des expertises autant qu'aux attentes des patients, et les potentialités qu'elles démontrent en progressant, les imposent peu à peu en association avec les méthodes traditionnelles.",
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{
"text": "Entre autres (voir Kreiman-2000 et Revis dans le présent ouvrage). De toutes ces méthodes, c'est l'échelle GRBAS de Hirano (1981) qui semble la plus utilisée. C'est une échelle à quatre niveaux : G définit le grade général de dysphonie ; 0 représente la voix normale, 1 une dysphonie légère, 2 une dysphonie moyenne et 3 une dysphonie sévère. R définit la raucité de la voix, B définit son souffle, A l'asthénie et S son forçage. Ces quatre dernières caractéristiques de la voix sont notées sur la même échelle à quatre niveaux. En fait, si cette cotation est relativement aisée sur la raucité et le souffle, elle s'avère quasiment impossible sur l'asthénie et le forçage. L'évaluation du grade général, même réduite à une échelle à quatre niveaux, est entachée d'une variabilité importante inter et même intra auditeur. L'évaluation d'un échantillon de voix peut varier d'un niveau pour le même auditeur particulièrement éduqué, à différents moments, et dans les mêmes conditions surtout entre les niveaux extrêmes (0 et 1 ou 2 et 3). La variabilité inter auditeur est encore plus importante par le fait qu'ils sont de culture et d'école cliniques différentes et que chaque phoniatre définit à l'usage, et parfois inconsciemment, ses propres critères subjectifs. Ce problème n'est pas propre à cette pratique mais il est général à toutes les évaluations auditives. L'évaluation inter auditeur, à l'écoute absolue, c'est-à-dire sans référence de comparaison, peut atteindre plus de 50 % d'erreur. Les scores s'améliorent énormément avec des jurys d'écoute (c'est-à-dire lorsque plusieurs auditeurs donnent simultanément une évaluation consensuelle) mais, ces derniers sont très lourds à mettre en œuvre et impossibles en pratique clinique de routine. Les scores s'améliorent également si l'évaluation se fait en mode comparatif. Cette méthode est surtout valable pour la comparaison avant et après traitement. Pour être pratique et efficace, elle doit être réalisée en écoute comparative immédiate avec possibilité de passage instantané entre les échantillons de voix. Des programmes sur micro-ordinateurs existent déjà avec ces possibilités pour en faciliter la mise en œuvre. Dans les cas d'évaluation primaire, la comparaison ne peut être faite qu'avec une référence. Le choix de cette dernière paraît bien difficile à établir. Là encore il semble être essentiellement individuel en dehors de tout exemple ou norme nécessairement marquée par la variabilité linguistique.",
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{
"text": "On considère sous cette appellation toutes les évaluations objectives menées à partir de l'enregistrement du signal vocal au moyen d'un microphone, c'est-à-dire le signal acoustique de la manifestation vocale. Les techniques de capture du signal vocal ainsi que celles de son enregistrement sont développées au paragraphe 8.",
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{
"text": "On entend par évaluations acoustiques globales les évaluations qui donnent une indication générale sur les capacités de l'organe vocal, soit sur sa dynamique tonale et énergétique pour le Phonétogramme (ou Voice Range Profile), soit sur son rendement pour le Temps Maximal de Phonation (TMP). Ces deux méthodes sont d'ailleurs les plus anciennes des méthodes d'évaluation objectives.",
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{
"text": "Le Phonétogramme consiste à tracer l'étendue vocale dans un plan cartésien avec les fréquences en abscisse et les intensités en ordonnée, en portant sur un graphe les notes produites aux intensités les plus basses et les plus fortes possibles. En reliant les points mesurés, on obtient une sorte de patatoïde aux extrémités rétrécies, dont la face inférieure représente les valeurs d'intensité les plus faibles et la face supérieure les valeurs les plus fortes. La distance entre les deux extrémités représente la dynamique tonale (en notation musicale ou en Hz) et l'épaisseur du patatoïde la dynamique de l'intensité (en dB). Le Phonétogramme est présenté parfois pour la production vocale comme l'équivalent de l'audiogramme pour l'audition. C'est une méthode très utilisée sous des formes variées par les phoniatres et les orthophonistes. Traditionnellement, ils utilisent un clavier pour produire les notes que reproduisent les patients et mesurent l'intensité avec un sonomètre. Avec une bonne habitude, cette pratique est aisée pour les deux protagonistes tout en étant entachée par les biais de chaque praticien. La procédure du Phonétogramme normalisé proposée par l'UEP est plus lourde bien qu'automatisée sur micro-ordinateur. Le patient a souvent des difficultés à reproduire précisément la note. Il peut se fatiguer la voix rapidement, surtout dans des atteintes neurologiques. Cependant, cette procédure est plus précise et permet une comparaison plus fiable. Les informations données par le Phonétogramme sont essentiellement qualitatives. Mais on peut le quantifier simplement sous la forme des coordonnées du centre de gravité du patatoïde associé à la dynamique vocale. Bien qu'un tel indice soit très réducteur, il donne une assez bonne indication de l'information contenue dans le Phonétogramme. Il nous paraît à l'avenir nécessaire de simplifier la procédure du Phonétogramme tout en conservant une norme, par exemple dans une évaluation en glissando. Bien que l'étendue vocale soit entachée par une variabilité individuelle importante, elle est bien corrélée avec l'état vocal du locuteur. Le Phonétogramme est à notre avis une investigation objective appelée à se développer à l'avenir pour l'analyse de l'état de certaines maladies neurologiques car il donne une représentation synthétique de la dynamique vocale référencée à sa valeur maximale possible et non à celle du discours.",
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{
"text": "La figure 3-A représente le TMP du sujet normal. On constate une durée d'émission de presque 20 secondes pour une fréquence fondamentale moyenne de 141 Hz et une intensité d'émission vocale de 75 dB, valeurs considérées comme normales pour un sujet masculin. Le volume total expiré de 2,22 dm³ et le quotient phonatoire de 0,115 dm³ par seconde sont également normaux. L'analyse des courbes de variation des paramètres montre la simultanéité de leur établissement, une bonne stabilité de la fréquence fondamentale, une légère instabilité à long terme sur l'intensité et un fort débit d'air au départ de la phonation qui devient très stable après quelques secondes. Le sujet a commencé sa production vocale avec une intensité qu'il a jugée trop forte pour durer longtemps. Il a alors changé rapidement de stratégie en diminuant l'intensité d'émission et donc le débit d'air. Ceci est un exemple de la variabilité du TMP en fonction de la stratégie du locuteur et montre le bien-fondé de connaître les valeurs des paramètres acoustiques pour pondérer la valeur stricte du temps de phonation.",
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{
"text": "Du débit oral, les vibrations du larynx restent instables et leurs valeurs déclinent de 250 à 160 Hz sur la durée d'émission jusqu'à l'extinction de la voix. Le quotient phonatoire de 0.235 dm³/s est très élevé. Il démontre une importante fuite glottique provoquée par un mauvais accolement des cordes vocales, qui est à mettre en relation avec la faible valeur de l'intensité de l'émission vocale (68 dB). Emission d'une voyelle \"a\" tenue le plus longtemps possible, avec de haut en bas : les variations de la Fo ou mélodie en Hertz (Hz), celles de l'intensité en décibels (dB), et celles de débit d'air oral en décimètre cube par seconde (dm³/s). Les axes des abscisses représentent le temps en millisecondes (ms).",
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{
"text": "Nous regroupons sous cette appellation toutes les évaluations autres que globales, c'est-à-dire qui s'attachent à faire ressortir des indices particuliers à partir des paramètres acoustiques plus ou moins porteurs d'informations sur les dysfonctionnements vocaux. En dénombre une cinquantaine, et des études décrivent 250 indices acoustiques sur la Fo, l'intensité et l'analyse spectrale. Parmi un tel foisonnement, nous ne mentionnons que les indices les plus fondés au plan de la physiopathologie et les plus utilisés, si ce n'est les mieux normalisés. Si l'on se réfère à nouveau à l'échelle GRBAS, on peut considérer très schématiquement que la raucité est corrélée avec la stabilité du vibrateur laryngien, le souffle avec le rapport signal/bruit, l'asthénie avec l'intensité et le forçage avec une Fo plus haute.",
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{
"text": "Les fluctuations à court terme, c'est-à-dire d'une durée de l'ordre d'un cycle glottique, caractérisent surtout les atteintes morphologiques des cordes vocales. Ces fluctuations sont le jitter pour la fréquence (Fo) et le shimmer pour l'amplitude (intensité). On peut également considérer la valeur statistique de l'écart type comme un indice de la stabilité à court terme de la mélodie et de l'intensité. La mesure du jitter pose de nombreux problèmes : il en existe plusieurs définitions mathématiques et sa valeur dépend dans des proportions qui peuvent être très importantes de la technique de mesure de la Fo, ou fréquence instantanée de vibration de la glotte (ou cycle glottique). Sur un même échantillon de voix, elle n'est souvent pas la même avec différents logiciels de mesure. Il existe plusieurs représentations du jitter : Le \"jitter absolu moyen\" est la moyenne (sur une durée de l'ordre d'une seconde) de la différence de fréquence entre deux cycles vibratoires du larynx consécutifs. Ces variations de fréquence sont mesurées très précisément cycle à cycle. Le \"jitter factor\" est le \"jitter moyen\" rapporté à la Fo moyenne du signal. C'est un bon indice pour évaluer la stabilité de la Fo à court terme. Il est considéré comme l'indice le plus significatif de la raucité de la voix. Le \"jitter ratio\" est la moyenne de la différence de période entre deux cycles vibratoires consécutifs rapportée à la période moyenne du signal. Enfin, le \"RAP\" est la moyenne de la différence de trois périodes consécutives, rapportée à la période moyenne du signal.",
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{
"text": "L'instabilité du signal glottique se manifeste comme un bruit qui lui est superposé. Elle peut donc également être évaluée au moyen du rapport entre l'énergie harmonique dans le spectre du signal et l'énergie du bruit. Il existe plusieurs méthodes pour mesurer la partie apériodique du signal vocal. Les méthodes du HNR (harmonic noise ratio ou rapport énergie des harmoniques/énergie du bruit qui s'exprime en dB) proposée par Yumoto et la NNE (normalized noise energy ou énergie normalisée du bruit) proposée par Kasuya en sont les principales, mais leurs résultats ne sont pas uniquement fonction de la stabilité du signal glottique.",
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{
"text": "On peut avancer qu'actuellement, les outils d'évaluation de la stabilité du vibrateur laryngien existent et fonctionnent de manière satisfaisante au sens de la mesure grâce à la puissance de la micro-informatique. Cependant, ils manquent d'efficacité clinique par absence surtout de normalisation, mais également d'exacte adaptation au problème. La moyenne du jitter ne rend pas bien compte de la variabilité instantanée du cycle glottique. Une méthode basée sur l'évaluation de la non linéarité du signal glottique au moyen du calcul du plus grand coefficient de Lyapounov (PGCL) est proposée dans ce sens par Giovanni. Les figures 4 A et B représentent des exemples de portraits de phase en 3 dimensions de voix normale et dysphonique ainsi que leur coefficient de Lyapounov associés. Les résultats de cette méthode, dans le but de compléter et améliorer les mesures d'instabilité du cycle glottique, sont prometteurs mais pèchent encore d'un manque de stabilité et surtout de normalisation. La forme de cette image dans un espace à 3 dimensions, représentant un signal vocal stable, est modulée par différents paramètres tels que la durée de la fenêtre de calcul et les variations à moyen terme. La valeur du coefficient de Lyapounov qui lui correspond est de 90.",
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{
"text": "Un signal vocal stable est modulé par différents paramètres tels que la durée de la fenêtre de calcul et les variations à moyen terme. La valeur du coefficient de Lyapounov qui lui correspond est de 90. Le souffle de la voix est un élément très important dans l'évaluation d'une dysphonie. Il est considéré comme un bruit se superposant au signal vocal de la source laryngienne. L'analyse spectrale montre un spectre de raies bien défini pour un signal vocal de bonne qualité et un spectre continu massif pour un signal de bruit. Le rapport entre l'énergie du spectre harmonique et celle du spectre de bruit est le rapport signal sur bruit. Ce bruit peut être un bruit d'écoulement aérodynamique créé par une constriction du conduit vocal ou par un débit d'air trop important. C'est un bruit additif. Nous avons mentionné précédemment que le bruit peut être dû également à l'instabilité du signal glottique. Le HNR ou le NNE ne donnent donc, par principe, une bonne évaluation du bruit de souffle, qu'avec une fréquence de vibration stable (comme pour la stroboscopie). Pour pallier ce défaut, une méthode de mesure du HNR a été proposée pour minimiser les effets de l'instabilité vibratoire (jitter).",
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{
"text": "À la suite de cette rubrique sur la stabilité du vibrateur laryngien, nous devons mentionner l'existence de l'électroglottographie, une méthode d'exploration du fonctionnement laryngien basée sur la mesure de l'impédance électrique des tissus biologiques du cou de part et d'autre du larynx. Il existe plusieurs systèmes d'électroglottographes, dont le plus diffusé est le « Laryngograph ». Contrairement à ce que certains phoniatres ont pu croire, le signal donné par l'électroglottographe n'est pas le signal laryngien lui-même, mais une représentation du contact des cordes vocales. Sa forme dépend en première analyse du type d'appareil, des conditions d'utilisation, de l'anatomie des patients et du savoir-faire du manipulateur. L'électroglottographe fournit un bon signal pour étudier la périodicité du signal glottique, non seulement quantitativement (comme avec un microphone) mais qualitativement, car il permet d'analyser les phases de fermeture et d'ouverture de la glotte, notamment avec des logiciels spécifiques comme Laryngograph ou EVA 2. Ces études peuvent apporter des informations utiles pour l'évaluation de la qualité de la voix. Cependant, il n'est pas raisonnable de considérer l'électroglottographie comme une panacée pour l'évaluation des dysfonctionnements laryngiens, comme certains l'ont parfois tenté dans le passé. La figure 5 représente un exemple d'évaluation du quotient de fermeture de la glotte et de son évolution cycle à cycle à l'aide d'un programme spécifique du système EVA 2 associé à un électroglottographe LARYNGOGRAPH. Les quatre courbes représentent, de haut en bas, le signal acoustique (microphone), le signal électroglottographique avec la détection automatique des crêtes (permettant de calculer la période ou fréquence instantanée du cycle glottique) et des passages au seuil de 25 % au-dessus du minimum du signal. Les passages montant et descendant à ce seuil définissent les phases de fermeture et d'ouverture de la glotte, à partir desquelles on calcule le quotient de fermeture. La normalité de ce quotient s'établit entre 0,4 et 0,6. Entre 0 et 0,4, on observe une hypo-aduction, et entre 0,6 et 1, une hyper-aduction. La courbe des variations mélodiques a une dynamique de 40 Hz, et celle des variations du quotient de fermeture a une dynamique comprise entre 0,5 et 0,45.",
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{
"text": "Le débit d'air oral, associé aux paramètres acoustiques, permet de bien évaluer le rendement laryngien. Il permet également d'évaluer précisément la \"fuite\" glottique en phonation, en relation avec le bruit de souffle, dans les cas où le complet accolement des cordes est empêché par des nodules, kystes ou autres polypes ou des paralysies laryngées. La connaissance du décours et des valeurs du débit d'air oral permet enfin de bien appréhender toutes les coordinations pneumo-phoniques. Il est possible de déduire aisément la valeur de la pression sous-glottique de celle de la pression intra-orale (PIO) au moyen de la méthode proposée par Smitheran. Associée au débit d'air oral, la pression sous-glottique permet de définir la résistance glottique comme étant le rapport de la PIO divisée par le débit d'air, exprimé en hPa/(dm³/s). Parmi les indices proposés par Schutte, l'efficacité glottique représentée par le rapport de l'intensité divisée par la PIO (dB/hPa) et le rendement glottique représenté par le même rapport divisé par le débit d'air (dB/[hPa × dm³/s]) seul ce dernier est homogène au sens de l'énergie, car les dB représentent l'énergie acoustique et la grandeur hPa × dm³/s représente l'énergie aérodynamique.",
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{
"text": "Comme pour les dysprosodies, nous avons développé des applications logicielles à partir des instruments de mesure des paramètres acoustiques et aérodynamiques des systèmes EVA 1 et 2, plus particulièrement dédiées à l'évaluation des dysphonies. Ces applications intègrent l'essentiel des indices pertinents des différents paramètres acoustiques et aérodynamiques décrits précédemment, dans un environnement et une ergonomie commune qui favorisent une utilisation clinique de routine. Nous avons fait en sorte de représenter de la manière la plus synthétique possible les variations qualitatives des paramètres Fo, intensité, débit et pression intra-orale (PIO), en association avec des indices quantitatifs. Les décours de tous les paramètres sont donc visualisés de manière synchrone. Une fenêtre d'observation commune est alors choisie (généralement d'une durée d'une seconde), dans laquelle sont calculés tous les indices exposés dans le tableau 1. À ces valeurs numériques sont associés des histogrammes qui présentent la distribution des paramètres, et des portraits de phase qui permettent de différencier les instabilités à court terme de celles à moyen terme. Un diagramme polaire permet de synthétiser de manière qualitative l'importance relative de tous les indices mesurés. Cette représentation, connue sous le nom de profil vocal (voice profile), a été proposée dans le MDVP (Multi-Dimensional Voice Program) par Kay Elemetrics (1993). Elle est qualifiée de polaire car elle utilise un système de coordonnées circulaires (polaire), où la place de chaque indice est donnée par un angle et son amplitude par la longueur d'un rayon. Le cercle de rayon maximum représente la limite supérieure de pathologie et le petit cercle, la valeur des indices, frontière de normalité. Ces dernières ainsi que les limites supérieures de pathologie des indices présentés sur le diagramme polaire sont paramétrables. Elles ont par défaut les valeurs présentées dans le tableau 1. Elles ont été choisies soit dans l'ouvrage de Baken (1987-1999).",
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{
"text": "La voix est rauque et enrouée, et provoque une forte dysphonie de grade 2 selon l'échelle GRBAS. L'étude du décours de ces trois paramètres montre une bonne stabilité générale et donc l'absence de problèmes de contrôle pneumo-phonique. On constate une instabilité particulière de la fréquence fondamentale à court et moyen terme, mais avec une certaine régularité. Les petits accidents impulsifs sur la courbe du débit d'air oral sont la conséquence d'un encombrement liquide de la glotte. Ils sont la manifestation physique de l'explosion de bulles d'air dans du mucus recouvrant les cordes vocales. Le premier tableau contient des statistiques élémentaires sur ces trois paramètres, le second contient leurs variabilités. Ces mesures sont effectuées sur une durée de 1 seconde dans la fenêtre comprise entre 1600 et 2600 millisecondes. La moyenne de la Fo de 215 Hz est normale pour une voix de femme ; par contre, son écart type de 8,4 Hz, son Jitter (factor) de 4,6 % et son coefficient de variation de 4 % confirment une importante instabilité de la Fo entrevue à la lecture des courbes. Ces deux dernières valeurs sont d'ailleurs aux limites supérieures de la pathologie (Tableau 1). La moyenne de l'intensité de 90 dB montre une voix forte ; son shimmer de 0,6 % se situe un peu au-dessus de la frontière de normalité. La figure 6-B contient, de haut en bas, les distributions des variations des paramètres Fo, intensité et débit sous la forme d'histogrammes et de portraits de phase. Cette dernière représentation graphique montre sur la diagonale l'instabilité à moyen terme du paramètre, sur la durée de la fenêtre d'observation. Son instabilité à court terme est représentée par l'importance de la nuée des deux côtés de la diagonale. Si le paramètre est stable dans le temps, sa valeur apparaît sous la forme d'un point au centre du portrait de phase. L'histogramme de la Fo montre une bimodalité.",
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{
"text": "À 10 secondes, on en observe 4. Il contrôle très mal les attaques de voisement, pour lesquelles on constate des transitoires d'amplitude et de durée importants. Ces phénomènes sont caractéristiques d'une forte hypertonie laryngée. Ensuite, les parties pseudo-stables de l'émission vocale sont affectées par une importante modulation en phase, synchrones sur les trois paramètres. La plus grande affecte le paramètre intensité, avec une dynamique de 5 dB environ. Cela laisse supposer que ces modulations ont pour origine un tremblement de la mandibule, qui, en agissant sur l'ouverture au niveau des lèvres, module directement l'intensité et le débit d'air oral, et indirectement la Fréquence Fondamentale (Fo). En effet, lorsque l'ouverture au niveau des lèvres diminue, l'intensité et le débit diminuent également, tandis que la pression intra-orale augmente, ce qui a pour conséquence de diminuer la Fo.",
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"text": "Les statistiques élémentaires sur ces trois paramètres sont effectuées sur une durée de une seconde dans la fenêtre comprise entre 6250 et 7250 millisecondes. La moyenne de la Fo de 112 Hz est normale pour une voix d'homme ; par contre, son écart type de 6,5 Hz, et surtout son coefficient de variation de 5,8 %, confirment la grande instabilité à moyen terme de la Fo entrevue à la lecture des courbes. Ces valeurs sont d'ailleurs aux limites supérieures de la pathologie. La moyenne de l'intensité de 63 dB montre une voix faible ; son shimmer de 0,9 % se situe à la frontière de normalité, ainsi que le Jitter (factor) à 0,9 %, ce qui témoigne d'une faible instabilité à court terme du vibrateur laryngien. La moyenne du débit d'air est de 0,067 dm³/s, valeur normale pour une voix d'homme. Sa variabilité est également normale pour un débit. Le rendement laryngien (fuite glottique) est de 1,06 cm³/dB, ce qui est normal. On constate sur le spectre une faible émergence harmonique.",
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{
"text": "Les atteintes pathologiques, pouvant avoir une influence sur la qualité de la voix, affectent simultanément plusieurs de ses dimensions physiques. Ces différentes dimensions sont affectées de manières très variables en fonction de leurs origines physiopathologiques. Elles contiennent donc des informations complémentaires sur les atteintes pathologiques. Pour mieux évaluer leur importance, et améliorer la mise en relation des mesures objectives avec les évaluations perceptives de jurys d'experts, les phoniatres ont naturellement cherché à associer plusieurs mesures objectives complémentaires, pour en déduire des indices plus discriminants que des paramètres particuliers. Ces études ont porté surtout sur l'association de paramètres acoustiques et aérodynamiques (Dejonckere, 1990 ; Giovanni et al., 1996 ; Piccirello et al., 1998). Ces auteurs concluent tous à l'importance de l'information apportée par les paramètres aérodynamiques dans l'évaluation des dysphonies. Certaines études portent sur l'association de paramètres uniquement acoustiques pour en définir un indice de sévérité de la dysphonie. C'est dans la direction des analyses multiparamétriques que les évaluations objectives des dysphonies progressent. Le temps n'est plus où l'on essayait de promouvoir un paramètre particulier, persuadés que l'essentiel de l'information du dysfonctionnement se trouvait dans une unique dimension du signal vocal. Les exemples que nous avons commentés précédemment montrent bien la complémentarité et tout l'intérêt des évaluations multiparamétriques. Dans sa thèse de Sciences, Yu Ping (2001) a établi que 81 % des patients avaient une évaluation objective (à partir du système EVA) en accord avec un jury d'experts chargé d'évaluer l'état pathologique de leur voix. Nous atteignons là les limites théoriques des méthodes d'évaluations perceptives. Elle en conclut qu'il est désormais possible et fondé de recommander aux phoniatres l'utilisation de méthodes d'évaluation objectives des dysphonies.",
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{
"text": "Cependant, les évaluations objectives peuvent et doivent encore s'améliorer dans trois directions. D'abord, par la réalisation de bases de données homogènes pour en déduire des bases de connaissances indispensables à une meilleure interprétation des dysfonctionnements articulatoires et vocaux. Ensuite, par une mise en relation plus poussée entre les mesures effectuées et les phénomènes physiopathologiques. Enfin, par la définition de standards d'évaluation plus précis et consensuels. La tâche à accomplir est encore importante, mais elle est bien engagée et progresse inéluctablement.",
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{
"text": "La moyenne du débit d'air est de 0.069 dm³/s, valeur normale pour une voix de femme. Sa variabilité est également normale pour un débit. Un indice de rendement laryngé est calculé comme la quantité d'air utilisée par dB d'énergie de voix émise. Il est exprimé en cm³/dB. Moins le larynx utilise d'air pour une intensité donnée, plus faible est cet indice et meilleur est son rendement. Il est également connu sous l'appellation de fuite glottique qui a pour avantage une relation directe entre sa valeur et le niveau de pathologie. Dans ce cas, la valeur de la fuite glottique est de 0.774 cm³/dB ce qui est faible et démontre un bon rendement vocal. Le spectre en bas à droite est le spectre moyen en bande étroite sur la même fenêtre d'observation. On constate une faible émergence harmonique avec une forte composante de « bruit ». Ce dernier est un bruit d'instabilité à cause du fort jitter et non un bruit de souffle, à cause du faible débit d'air oral moyen. Un tel spectre dénote une voix manquant de clarté, rauque, une voix enrouée.",
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{
"text": "Avec une forte composante de bruit. Ce dernier est un bruit d'instabilité à cause du fort coefficient de variation de la Fo et non un bruit de souffle, à cause du faible débit d'air oral moyen. On remarque dans la figure 9-B que l'histogramme de la Fo semble montrer une bimodalité très forte de la distribution des vibrations de la glotte comme dans la figure 15-B et peu laisser supposer un mode vibratoire différent pour chaque corde vocale. En fait, il n'en est rien, la distribution « bimodale » est provoquée par la modulation périodique de la Fo. Seule l'étude du portrait de phase peut montrer la différence des deux phénomènes. Dans la figure 15-B la bimodalité de la Fo se manifeste par deux nuées de part et d'autre de la diagonale alors que dans ce cas, les deux nuées se situent sur la diagonale, preuve qu'elles sont dues à des variations à moyen terme. Ceci démontre la complémentarité de l'histogramme et du portrait de phase. On retrouve également cette pseudo bimodalité sur l'histogramme de l'intensité pour la même raison.",
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{
"text": "Les paramètres acoustiques mesurés incluent : le rapport signal sur bruit (R.A.P.), le facteur de shim, le facteur de jitter, l'APQ, le ratio de jitter, le coefficient de variation de F0, ainsi que le débit d'air moyen, la fuite glottique, l'efficacité glottique, le rendement glottique et la résistance glottique. Les variations du signal acoustique sont exprimées sans dimension en fonction du temps (ms), les variations de la fréquence fondamentale en hertz (Hz), les variations de l'intensité en décibels (dB), et les variations du débit d'air oral en décimètre cube par seconde (dm³/s).",
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"Chunk 5: 1 validation error for ExtractedParagraphs\n Invalid JSON: EOF while parsing a string at line 7 colu",
"Chunk 8: 1 validation error for ExtractedParagraphs\n Invalid JSON: EOF while parsing a string at line 9 colu",
"Chunk 15: 1 validation error for ExtractedParagraphs\n Input should be an object [type=model_type, input_value"
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hal
| 13,553
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[
{
"text": "Cette investigation doit, au terme du projet, proposer une méthode basée sur l'enregistrement du seul signal de parole microphonique associé à des mesures physiques et statistiques des données cliniques sur micro-ordinateurs de type PC. D'une utilisation de routine, cette méthode est non invasive et aisée à mettre en œuvre en pratique ambulatoire dans la prise en charge des patients (consultation en hôpital de jour). Ce sont les premiers résultats de cette action en terme de développement méthodologique et de base de connaissances qui sont exposés dans la présente étude. Les dysarthries ataxiques qui provoquent la perte de la coordination des mouvements.",
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{
"text": "Dans le souci de pouvoir mener les évaluations de la dysprosodie de la parole de la manière la plus aisée et la plus conviviale possible par un personnel médical ou paramédical non spécialiste, nous les avons intégrées sous la forme de programmes dédiés à la station EVA d'aide au diagnostic et à la rééducation des pathologies de la voix et de la parole (Teston et al.).",
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{
"text": "La Fo est calculée au moyen d'une méthode AMDF sur une durée de 30 ms et un pas de 10 ms, après détection du voisement par filtrage passe-bas et détection des passages par zéro. Cette méthode a été choisie pour sa bonne robustesse au timbre souvent dégradé des voix pathologiques et sa précision. La courbe de Fo obtenue est modélisée au moyen de la méthode MOMEL (Hirst et Espesser). Elle est basée sur la détection de points cibles et permet une représentation fidèle des variations prosodiques.",
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hal
| 11,987
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{
"text": "During Parkinson's disease, the progressive loss of speech intelligibility is a major factor affecting quality of life. Alongside motor disorders related to the disease, loss of intelligibility can worsen patients' psychological state and social isolation. Today, this aspect is more systematically and thoroughly considered in patient management through pharmacological (L-DOPA) or surgical (subthalamic nucleus stimulation - STNS) interventions. The goal of this study is to evaluate deficits in various physiological parameters of speech production in order to define rehabilitation methods and monitor their efficacy. Generally, speech dysfunctions, or dysarthrias, in Parkinsonian patients are directly correlated with their motor status as defined by the Unified Parkinson's Disease Rating Scale (UPDRS). However, the establishment of this universally used index does not sufficiently account for speech evaluation: it is included in only one item among 14 others, and its specific weighting contributes only 4 out of 108 points in the UPDRS calculation. Beyond the overall improvement in motor score with treatment, it is necessary to more precisely assess their effects on speech production and intelligibility. In previous studies, we compared the effects of L-DOPA and STNS on the prosody of read texts by Parkinsonian patients, and then on the stability of the laryngeal vibrator during sustained /a/ production. The observed results led us to hypothesize that one of the most affected physiological parameters in speech production by the disease may be subglottal pressure. The objective of this study is therefore to compare the effects of L-DOPA treatment on dysprosody and laryngeal function in Parkinsonian patients. Here, we adopt the clinical definition of dysprosody: any voice impairment affecting the physical parameters of prosody (primarily fundamental frequency and intensity).",
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{
"text": "The study population consists of 59 male Parkinsonian patients treated with L-DOPA. Each patient records the same corpus twice under two distinct pharmacological conditions. The first recording is performed in the morning after at least 12 hours of L-DOPA withdrawal (OFF-DOPA condition). A second recording is performed later in the day, at least 1 hour and 30 minutes after L-DOPA intake (ON condition). The L-DOPA dosage is specific to each patient. The mean age of patients, mean disease duration at the time of recording, and UPDRS scores OFF-DOPA and ON-DOPA, established by a neurologist immediately before each recording, are presented. The UPDRS score evaluates global motor status (out of 108 points), with higher scores indicating more severe motor impairment. It includes 14 items assessing tremors, limb rigidity, etc., including one item evaluating speech degradation (from 0 for normal speech to 4 for unintelligible speech). A paired t-test confirms that motor status is significantly worse OFF-DOPA than ON-DOPA (mean difference: 17.017, df = 58, t = 14.964, p < 0.0001). Similarly, speech evaluations yield significantly worse scores OFF-DOPA (mean difference: 0.491, df = 57, t = 7.236, p < 0.0001). Finally, a hospital psychologist administers cognitive tests (including the Mini Mental State Examination and Mattis Dementia Rating Scale) to ensure patients' cognitive status is adequate.",
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"text": "Efficiency of glottal function is evaluated as follows: the patient produces at constant rate the phrase 'Papa ne m'a pas parlé de beau-papa', with a breath pause between each repetition. The recording setup includes an acoustic channel and two aerodynamic channels: oral airflow (OAF, as above) and intraoral pressure (IOP), measured using a probe held between the incisors by the patient during production. For each recording, measurements of intraoral pressure, mean intensity, and oral airflow are taken on the second syllable of the first word. During the hold of a voiceless stop, the glottis is open and intraoral and subglottal pressures equilibrate. Thus, the intraoral pressure measurement during the voiceless stop provides an estimate of subglottal pressure. From these measurements, the following parameters are calculated: glottal efficiency (dB/hPa), glottal effectiveness (dB/(hPa*dm³/s)), and glottal resistance (hPa/(dm³/s)).",
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{
"text": "Pour les deux premières tâches (lecture et /a/ tenu), les analyses ont été réalisées sur une population de 59 patients (à l'exception du rapport Harmonique/Bruit pour lequel une paire de mesures est manquante). La tâche d'évaluation de l'efficacité glottique comprend un sous-échantillon de 37 patients.",
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"text": "Pour les acquisitions du corpus de cette étude, nous avons utilisé le système EVA2 de SQ-Lab, qui a été développé pour permettre une évaluation multiparamétrique des pathologies de la voix et de la parole. Trois types de tâches ont été enregistrés pour chaque patient : /a/ tenu : on demande au patient de produire la voyelle /a/ recto tono pendant 5 secondes. Le système EVA2 enregistre le signal acoustique et le débit d'air buccal par l'intermédiaire d'un masque en silicone appliqué sur le bas du visage. Diverses statistiques sont calculées automatiquement sur une fenêtre d'analyse de 1 seconde : la F0 moyenne et son coefficient de variation, le jitter absolu qui constitue un indice de variabilité à court terme du vibrateur laryngé, l'intensité moyenne et son coefficient de variation, le débit d'air buccal moyen et son coefficient de variation, la fuite glottique (indiquant la quantité d'air nécessaire pour produire un décibel) et le rapport Harmonique/Bruit qui évalue par une méthode temporelle le degré de signal vocal périodique par rapport au bruit.",
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"text": "La personne âgée présente généralement plusieurs pathologies. La notion de pathologie en cascade nous apprend que trois effets peuvent se combiner dans des proportions variables, à savoir l'effet du vieillissement (I), l'existence d'une pathologie précise (II) et enfin la survenue d'une cause précipitante (III). Le but de ce travail est de comprendre le schéma de la cascade I+II+III des affections pulmonaires pouvant aboutir au décès du patient. Les ouvrages classiques, même les plus récents, considèrent le coeur comme « une pompe ». L'idée nous est alors venue d'étudier l'hydraulique du coeur en appliquant les lois de l'hydraulique des pompes, et en particulier les lois des pompes centrifuges, qui sont les mieux connues et les plus utilisées. Nous rappellerons ces lois et nous les appliquerons au coeur artificiel implantable (CAI) Jarvik-7-100 relié à un simulateur de la circulation sanguine. La détermination des courbes caractéristiques permet de connaître l'efficacité de la pompe considérée. La première étude sera consacrée au ventricule gauche. Nous verrons que les performances du ventricule gauche sont sous la dépendance de la résistance artérielle pulmonaire. Nous avons alors pris conscience de l'existence de deux circulations, systémique et pulmonaire. Nous avons alors réalisé l'expérience décisive des ventricules pris isolément puis réunis en série. Cette dernière expérience a conduit à une loi simple dont l'algorithme permet de comprendre les problèmes importants de l'insuffisance ventriculaire gauche et droite ainsi que ceux posés par l'hypertension artérielle et son traitement.",
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"text": "Nous connaissons les effets catastrophiques des pneumopathies ou de l'embolie pulmonaire chez les personnes âgées, les décès étant plus nombreux durant les mois de décembre, janvier et février. En dehors de l'oxygène comme agent vasodilatateur pulmonaire faible, on peut citer la thérapeutique par le monoxyde d'azote (NO) gazeux, mais celle-ci ne peut être réalisée que pour des résistances pulmonaires aiguës et est de maniement difficile. Pour certains auteurs, les inhibiteurs de l'enzyme de conversion auraient une action vasodilatatrice pulmonaire. Récemment, on a mis en évidence le rôle vasodilatateur pulmonaire du sildenafil, chez des patients présentant une hypertension artérielle pulmonaire au cours d'une sclérose pulmonaire. Les posologies sont de 5 mg trois fois par jour sans effet secondaire dans cette indication. On se demande si, chez la personne âgée présentant une insuffisance ventriculaire gauche (parfois latente), on ne pourrait pas la faire bénéficier d'une telle thérapeutique lors d'une atteinte respiratoire. Le fonctionnement cardiaque",
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{
"text": "Le cœur est une pompe et doit donc satisfaire aux lois de l'hydraulique générale. L'étude hydraulique générale permet de calculer les courbes caractéristiques des pompes et de connaître parfaitement leur fonctionnalité. Comme une telle étude est impossible à réaliser chez l'homme, nous avons utilisé le cœur artificiel Jarvik-7-100 monté sur un simulateur de la circulation sanguine dans le service du professeur Gandjbakhch. Les courbes caractéristiques du ventricule gauche sont des droites de pente négative, différentes en cela des courbes caractéristiques paraboliques des pompes centrifuges qui nous ont servi de référence. L'influence des résistances pulmonaires sur les performances du ventricule gauche nous a amené à réaliser une expérience décisive en étudiant chaque ventricule séparément puis en les réunissant en série. Nous avons trouvé ainsi une loi qui relie les pressions de Torricelli droite et gauche des ventricules isolés et en série. De même, il existe une relation simple entre les débits des ventricules gauche et droit isolés et le débit cardiaque. Cette loi met en évidence l'importance de la résistance artérielle pulmonaire sur le débit cardiaque. Ce travail a permis ainsi de comprendre la cascade fréquemment mortelle de l'apparition d'une pneumopathie : si un patient âgé présentant un vieillissement cardiaque (facteur I) et une pathologie hypertensive (facteur II) avec augmentation de la résistance artérielle systémique, survient une pneumopathie (facteur III), le débit cardiaque va chuter considérablement, pouvant entraîner de ce fait la mort. L'analyse des courbes caractéristiques permet aussi de simuler des situations cliniques ou physiopathologiques, comme par exemple l'hypertension artérielle systémique, et d'entrevoir des thérapeutiques adaptées. Nous proposons pour un meilleur classement des hypertendus d'adopter le paramètre débit cardiaque, mesuré par échographie cardiaque doppler-pulsé, en plus de la pression artérielle moyenne.",
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"text": "Nous avons décidé d'appliquer la méthode de détermination des courbes caractéristiques au cœur. Comme nous ne pouvons pas appliquer ces lois au cœur natif, nous avons décidé d'utiliser le cœur artificiel implantable Jarvik-7-100 (CAI). Le CAI est monté sur un simulateur de la circulation sanguine appelé « mock-circulation », du verbe anglais to mock qui signifie se moquer, simuler. Ce mock est fourni par les fabricants du CAI pour l'entraînement des chirurgiens.",
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{
"text": "En rebroussant chemin, la droite caractéristique sera la symétrique de gg' c'est-à-dire g'g''. Mais comme le débit s'annule à la fermeture de LS2, le débit au point B de la figure 5 est inchangé. Donc le débit de l'artère cérébrale moyenne augmentera de Q ACM à Q 2. On doit donc retrancher cette valeur sur la figure 6 B, ce qui donne le débit q 2 dont l'ordonnée vaut G. Puis l'observateur retourne vers LS2 en changeant de signe. Nous arrêtons là la démonstration car le problème est délicat, mais compréhensible, pour poursuivre la construction. L'ouvrage de Bergeron permet d'aborder la solution du problème d'après ses nombreux exemples. Ainsi, dans le bout distal occlus de l'artère lenticulo-striée, le débit est nul, mais les ondes de pression se propagent normalement en s'amplifiant (par réflexion de l'onde au niveau de la ligature), ce qui explique que dans le moignon d'un amputé, l'artère liée sort des parties molles lors de la systole par l'accroissement de pression (coup de bélier) et donc allongement de l'artère. Puis le moignon rentre à chaque systole quand la pression décroît.",
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"text": "Une pathologie emboligène : a) Les emboles de cholestérol : brillants, jaunâtres, réfringents, ce sont les plus fréquemment observés. Ils ont le plus souvent pour point de départ une plaque d'athérome ulcérée de la carotide interne. b) Les emboles fibrino-plaquettaires : responsables d'occlusions incomplètes, leur origine est également carotidienne le plus souvent. c) Les emboles calcaires : blanchâtres, de plus grande taille, ils sont plus rares, souvent uniques. Leur origine est le plus souvent cardiaque. On les retrouve volontiers lors de pathologies valvulaires mitrales ou aortiques. Les pathologies emboligènes les plus fréquentes sont : l'athérome carotidien, cause la plus fréquente, et les cardiopathies emboligènes.",
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"text": "L'hypothèse du coup de bélier hydraulique comme origine de l'hémorragie cérébrale chez l'hypertendu a été proposée par Ahlqvist. Elle postule qu'une occlusion artérielle secondaire à un embole au niveau d'une artère lenticulo-striée peut générer un coup de bélier, entraînant une surpression locale susceptible de provoquer une rupture vasculaire. Cette théorie, bien que non confirmée pour le cas de Fargue, nous a séduits par sa cohérence physiologique. Pour qu'elle s'applique, il faut : 1. une conduite artérielle télescopique avec augmentation de la célérité de l'onde vers les branches distales ; 2. une fermeture brutale de l'orifice distal ; 3. une pression systolique élevée préexistante, typique de l'hypertension, amplifiant l'amplitude du coup de bélier.",
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"text": "Pour que la théorie du coup de bélier puisse s'appliquer à l'hémorragie cérébrale hypertensive, Ahlqvist propose une deuxième hypothèse, étayée par la littérature : il existe une occlusion artérielle secondaire à un embole au niveau d'une artère lenticulo-striée. Pour résumer l'apparition d'un coup de bélier à l'origine d'une hémorragie cérébrale, il faut : 1. qu'il existe une hypertension artérielle (HTA) ; 2. qu'une embolie artérielle par caillot sanguin vienne occlure instantanément une artère terminale, branche de l'artère cérébrale moyenne ; 3. que l'on considère la vitesse (le débit) et la pression maximale du sang.",
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"text": "De même qu'en hydraulique c'est le coup de bélier qui fait éclater la conduite, on pourrait penser que le coup de bélier positif est à l'origine du saignement par fissuration de l'artère. Mais la résistance des artères à la rupture est très grande. On sait depuis plus d'un siècle qu'une artère carotide de chien résiste à des pressions de plusieurs mètres de mercure (3 à 8 mètres) avant d'éclater. La résistance des petites artères est plus grande que celle des gros vaisseaux en raison de la loi de Laplace. Les examens anatomo-pathologiques ne trouvent jamais de lésion artérielle à l'origine du saignement. Pour certains auteurs, ce sont les ruptures des micro-anévrismes miliaires de Charcot et Bouchard qui seraient à l'origine du saignement. Rien n'est démontré ; par contre, l'existence de ces anévrismes peut être la conséquence de l'HTA, bien que tous les hypertendus n'en présentent pas. Dans l'étude de Takebayashi, seulement deux ruptures d'anévrisme miliaire ont été relevées au microscope électronique sur 48 prélèvements artériels obtenus sur 11 cerveaux fraîchement prélevés aux urgences neurochirurgicales. Devant cette faible proportion de rupture, nous proposons une hypothèse liée à un phénomène physique peu connu : celui de la thixotropie.",
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"text": "L'origine des bruits du cœur reste encore controversée. Les anciens traités de physiologie ou de physique médicale évoquaient l'origine mécanique des valves, mais déjà on y relevait un auteur original, Talma, qui attribuait l'origine des bruits au liquide en mouvement. À cette époque, certains phénomènes physiques étaient inconnus. Il paraît douteux, dans le cas de la fermeture des valvules sigmoïdes par exemple, que le contact des valvules soit suffisant pour développer une énergie suffisante et engendrer un bruit acoustique suffisamment important pour être entendu dans toute la surface du thorax. Dans un travail récent, nous avons émis l'hypothèse que l'origine des bruits de Korotkoff est un phénomène de cavitation. Nous rappellerons brièvement ce travail, qui montre que c'est lors de l'ouverture brusque des parois de l'artère radiale qu'un vide partiel apparaît (cavitation) pour imploser immédiatement après l'augmentation de la pression sanguine. On sait que l'implosion des bulles de cavitation dégage une énergie considérable, expliquant la corrosion des conduites en fonte ou des hélices propulsives des sous-marins. C'est donc cette implosion qui serait à l'origine du bruit perçu sous le stéthoscope et à l'origine d'une hémolyse. Nous pensons que l'origine des premiers bruits pulmonaire et aortique du cœur est de même origine. Pour les bruits de fermeture des mêmes orifices, l'origine est certainement la même, mais ici l'explication physique est plus complexe. Pour étayer une telle hypothèse, nous avons fait appel à la relation pression-débit en régime oscillatoire dont l'algorithme a été proposé par Womersley. Cette relation est un outil mathématique puissant qui nous permettra de mettre en évidence la relation étroite entre les pics maximum de la vitesse (onde E et A) du flux transmitral et les bruits diastoliques B3 et B4.",
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"text": "Si maintenant on enregistre la vitesse du sang de l'artère humérale dans la partie inférieure du brassard lors de la décompression de celui-ci, on remarque qu'avant le signal de la vitesse on enregistre une composante verticale a0b empiétant à la fois dans le domaine des vitesses positives et négatives. Boisse a démontré que l'on pouvait créer une traction sur les liquides, en \"déchirant le liquide\", créant ainsi un marteau d'eau. Ainsi notre hypothèse est que le décollement rapide des deux parois de l'artère engendre un vide localisé le long de la portion de l'artère comprimée. La preuve indirecte de l'existence de cette zone de vide est la suivante : le doppler émet des ultrasons, or les ultrasons sont arrêtés par la présence de bulles d'air ou à fortiori de vide. Si nous injectons dans une ligne artérielle des petites bulles d'air nous obtenons des clicks similaires lors du passage de la bulle dans le faisceau doppler. Donc quand la bulle apparaît le signal n'est plus détecté et il apparaît une ligne verticale englobant à la fois l'espace des vitesses positives et négatives. Sedille rappelle que la formation d'une bulle de cavitation est très fragile et que toute augmentation de pression va écraser cette bulle, créant une véritable \"implosion\", s'accompagnant d'un bruit violent très énergétique. Dans notre artère lorsque les deux parois s'écartent très rapidement la bulle de \"vide partiel\" apparaît. Mais l'artère étant ouverte, la pression sanguine exerce son effet tout de suite, et fait imploser la bulle avec une grande énergie permettant la production d'un bruit de grande intensité. La durée du click précédant le signal de la vitesse est de ce fait quasi infinitésimale mais non négligeable. Cette composante correspond donc bien au pied de la vitesse sanguine.",
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"text": "Ce qui peut paraître curieux, c'est de savoir comment une faible quantité de vide dans un temps très bref peut engendrer un bruit audible ? L'exemple trivial est celui du craquement des articulations interphalangiennes ou du claquement des articulations lors des manipulations par un ostéopathe. Quand une manipulation est effectuée, la force appliquée sépare les surfaces articulaires, ce qui crée une réduction de la pression dans la cavité articulaire. Dans cet environnement à basse pression, les gaz qui sont dissous dans le liquide synovial (qui sont naturellement présents dans tous les liquides corporels) créent une bulle, ou cavité, qui s'effondre rapidement sur elle-même, engendrant un \"clic\" sonore de haute énergie qui peut être responsable en partie de l'hémolyse physiologique. Ce processus est connu sous le nom de cavitation. Ce gaz est essentiellement formé par le dioxyde de carbone. La preuve d'un vide partiel dans les articulations a été prouvée par l'expérience des frères Weber, comparable à la très classique expérience des ventouses de Magdebourg. En ce n'est donc pas, comme on peut le penser, par l'écrasement mécanique du sang par le galet qui est à l'origine de l'hémolyse mais par le seul phénomène de cavitation.",
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"text": "Le problème est plus compliqué et nécessite un rappel de l'hydraulique des fluides en mouvement oscillatoire. Nous allons étudier en premier lieu le deuxième bruit aortique, le deuxième bruit mitral sera étudié lors de l'étude des bruits diastoliques.",
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"text": "IV. B. Les accidents de décompression lors de la plongée sous-marine.\nL'origine ainsi que le lieu où apparaissent les gaz lors des accidents de décompression demeurent encore discutés : les bulles naissent-elles dans la circulation sanguine ou dans les tissus ? D'après notre théorie, la réponse est évidente : au niveau des valves cardiaques. Comme il existe une cavitation physiologique au niveau des valves cardiaques, cela crée un « germe » pour d'autres bulles, et en cas d'accident de décompression, les bulles vont croître et se multiplier au niveau des orifices cardiaques et emboliser dans la grande et petite circulation. Cette théorie est en accord avec la théorie d'Hennessy, qui évoque les sites de la formation des bulles selon le processus de décompression rapide ou lente : i. décompression rapide : 1. (prendre l'avion, excursion profonde, décompression en surface, évacuation de sous-marin) ; 2. Premier site : l'extrémité des lèvres de la valve aortique — protubérances d'Arantius.",
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"text": "Deuxième site : extrémité des lèvres de la valve mitrale — protubérances d'Albinius. Tissus cibles des micro-bulles artérielles : remontée lente : neurologique lombaire, peau ; remontée très rapide : SNC ; très haute pression SNC, problèmes vestibulaires. Décompression lente : 1. (plongée standard à l'air, plongeur en caisson) ; 2. Premier site : l'extrémité des lèvres de la valve pulmonaire — protubérances d'Arantius ; 3. Deuxième site : extrémité des lèvres de la valve tricuspide — protubérances d'Albinius ; 4. Tissus cibles des micro-bulles artérielles ; 5. Remontée lente — délai important : articulations, muscles ; 6. Remontée rapide — délai plus court : neurologique-lombaire, peau ; 7. Remontée très lente — échinocytes, peau, pétéchies.",
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